Compte Search Menu

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies permettant d’améliorer le contenu de notre site, la réalisation de statistiques de visites, le choix de vos préférences et/ou la gestion de votre compte utilisateur. En savoir plus

Accepter
 

Disponibilité et classement

Contenus et/ou évènements liés

MOUNTAIN REBELS
PSARANTONIS AND THE ENSEMBLE XYLOURIS

  • Ref. MS7136
  • RAKI RECORDS, 2008.

Psarantonis est un musicien au physique et à la voix impressionnants ; tout en lui évoque le sauvage, de son énorme barbe grise à sa voix rocailleuse. Surnommé " le Roi du silence " ou " le barde sauvage " chez lui, dans le village d'Anoghia, en Crète, il est le descendant d'une grande famille de musicien. De son vrai nom Antonis Xilouris, il est le frère des célèbres Nykos et Yiannis Xylouris, deux musiciens qui s'étaient illustrés avant lui dans la défense et l'interprétation de la musique grecque, et plus particulièrement des "rizitika, les chants les plus anciens de la Crète, littéralement " poèmes des racines ", un genre vieux de plusieurs centaines d'années et toujours pratiqué aujourd'hui par les écrivains et les chanteurs crétois. Poésie lyrique, faite autant pour être déclamée que pour être chantée, elle accompagne les célébrations et sont composées de chant de guerre, d'appel à la rébellion comme de chansons d'amour et de poésie érotique. Psarantonis a commencé l'apprentissage de son instrument, la lira, dès l'age de 13 ans et s'est immédiatement lancé dans une carrière musicale entamée en 1964 avec son premier single. Le titre de cet album "Mountain Rebels" désigne autant Psarantonis et son ensemble que le répertoire qu'ils interprètent, celui des habitant de sa région, les montagnards du Nord de la Crète, célèbres pour leur abord bourru, leur caractère taciturne, et pour leur résistance farouche à toutes les invasions qu'a connu leur île, des Grecs aux Ottomans, et jusqu'aux Allemands pendant la dernière guerre. De toutes ces invasions la musique crétoise a retenu le meilleur, amalgamant liturgie orthodoxe, musique des courts byzantines, instruments arabes, influences orientales et anatoliennes. Psarantonis ajoute à ces traditions ses propres compositions et son jeu très particulier de la lira, le violon crétois à trois cordes. Il en tire des accents qui lui ressemblent, rudes, râpeux, arides mais aussi singulièrement profonds et chaleureux. Car comme le veut la tradition, l'ogre est en fait un tendre, et ces chansons sont aussi délicates qu'il a l'air bougon. Hirsute et revêche, Psarantonis se lance dans des chevauchées extatiques rappelant les chants de Tuva, ou des ballades passionnées, " joie et tristesse combinées " (comme le dit le morceau " Mazi Chara Kei Lipi "). Mais il livre aussi des poèmes fragiles, délicats comme des fleurs de montagne, dans lesquels sa grosse voix ne parvient pas à masquer son émotion. (benoit deuxant)

Écouter les extraits

Interprètes

Pistes

  • 1 O chorós tis vrochis
  • 2 Ine forés pou me methi
  • 3 Paráta mblió tin xenitiá
  • 4 Na min afinis giasemi
  • 5 Anti na kléo tragoudó
  • 6 Aspri kátaspri
  • 7 Mazi chará kei lipi
  • 8 Kontiliés
  • 9 Kimáte o ilios sta vouná
  • 10 Kantáda
  • 11 Rethymniótika sirtó
  • 12 Naráidas gié
  • 13 Chaniótiko sirtó