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La Philharmonie à la demande: sélection février 2024

philharmonie février 2024 divine comedy
Du thème de la guerre dans la musique au pianiste de génie McCoy Tyner, tout en essayant de déceler le vrai du faux de Jarvis “Tip Top” Cocker. Un ensemble infusé par les sonorités de Claire Diterzi et The Divine Comedy, sous le regard bienveillant et la baguette fraternelle du chef d’orchestre et messager de la paix Daniel Barenboim. Six mises en évidence de nouveau décelée dans les contenus de la Philharmonie à la demande qui, inutile de le rappeler, est disponible gratuitement via votre compte PointCulture

Sommaire

Le thème de la guerre dans la musique

La guerre est partout, le monde semble s’embraser où qu’on jette son regard. Pas un continent n’y échappe. Mais est-ce nouveau ? L’histoire de la musique nous donne bien des pistes qui affirment qu’il en a toujours été ainsi. De l’appel à la croisade de la chanson L’homme armé, très en vogue à la Renaissance et des musiques révolutionnaires, à la tonitruante Musique de Bataille de Weber ou à la Symphonie Leningrad de Chostakovitch, la guerre est évoquée avec les moyens expressifs de son époque. La Philharmonie s’est penchée sur le sujet et égrène quelques repères, du Moyen Âge à nos jours. L’article souligne aussi quelques manifestations de pacifisme qu’il est toujours précieux de rappeler ! Des pages découvertes, enregistrements audio et vidéo viennent utilement compléter le dossier.  (NR)

West-Eastern Divan Orchestra, Daniel Barenboim

Faire jouer ensemble de jeunes musiciens juifs et arabes et leur permettre de se produire en public, tel est le projet fou que l'Israélo-Argentin Daniel Barenboim et le Pastinien Edward Saïd ont imaginé en 1999. Au lendemain du 7 octobre, le projet vit toujours, et cette plaidoirie pour la paix et le vivre-ensemble au Moyen-Orient est réaffirmée avec force, par-delà toute position militante et partisane. Laissons-nous inspirer par leur message avec cet enregistrement de concert capté à la Salle Pleyel, le 21 mai 2011. (NR)

Jarvis Cocker Joue "Chansons d'ennui Tip-Top"

Le cinéaste américain Wes Anderson prend un malin plaisir à assembler des genres musicaux distincts. En 2004, son long métrage « la vie aquatique » se délectait déjà de cette union de style, de cet amalgame d’ambiance. Avec des reprises de David Bowie par l’artiste brésilien Seu Jorge. Un premier assemblage très réussi.

Pour son recueil d’histoire « The french Dispatch » sorti en 2020, il récidive avec le personnage et chanteur Tip-Top, incarné par Jarvis Cocker, ancien leader de Pulp et personnification de la Britpop de la fin du siècle dernier. Il s’approprie et « reprend » des tubes, des hits de la chanson française des années 60 : Jacques Dutronc, Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot et d’autres icônes de la scène bleu blanc rouge de l’époque. Une délicieuse escroquerie au look dandy, une enivrante tromperie à l’accent british.

En 2022, la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie accueille ce faux artiste interprétant son faux album lors d’un vrai concert ! (StS)

McCoy Tyner

Dans l’impressionnante série de jazzmen et jazzwomen ayant fait rayonner la scène de la Philharmonie, il y a McCoy Tyner (1938-2020), fabuleux pianiste et compositeur américain. Une carrière exceptionnelle, jalonnée de rencontres d’une richesse inouïe (Max Roach, Sonny Rollins, Joe Henderson, Wayne Shorter…) avec lesquelles il a pleinement contribué à l’innovation du jazz. Sans oublier le quartet mythique avec John Coltrane entre 1960 et 1965.

Musicien dont le répertoire est défendu par PointCulture depuis de nombreuses années. Pour preuve son abondante discographie dans nos collections.

Vous trouverez également un portrait très fouillé de la Philharmonie en cliquant ici

Et revivez un de ses concerts solo, performance donnée et enregistrée le 7 septembre 2005 à la Cité de la Musique (StS)

Claire Diterzi: Le salon des refusées

Sorti en 2013, le cinquième album de Claire Diterzi fait référence à son séjour à la Villa Médicis à Rome, un moment difficile qui créa la polémique. Ce passage douloureux et ce lieu particulier de création lui feront penser à un évènement bien précis datant de 1863: Le salon des refusés. Cette exposition regroupait des œuvres avant-gardistes censurées par les académiciens. En passant de la renaissance au surréalisme, ses titres jouent sur des mots en rapport à l'art plastique. Ses chansons évoquent avec douceur et poésie des moments personnels et des histoires d'amour. C'est avec originalité que le son de la viole de gambe nous emmène vers de précieuses et délicates ballades de type renaissance ou baroque. Un univers moderne et classique saupoudré de mélodies folk ou rock. Sans conteste une oeuvre majeure pour l'artiste! La preuve en vidéo avec ce concert enregistré, toujours à la Cité de la Musique. (CL)

The Divine Comedy

Depuis plus de trente ans et en une dizaine d’albums, Neil Hannon distille une élégante pop de chambre sous l’appellation The Divine Comedy. Il l'a imprégné de son goût pour les orchestrations amples notamment sur A Short Album About Love et sur Absent Friends, album aux influences assumées de Scott Walker.

Une histoire d’amour fidèle entre le songwriter et la France s’est établie au fil des ans. Le plus récent témoignage de cette relation fut la rétrospective de sa carrière en 2022 où il s’installa à la Philharmonie de Paris pour interpréter en plusieurs soirées l’entièreté de sa discographie.

Le concert filmé à la Philharmonie en 2015 se situe après une pause discographique de cinq ans, qui prit fin l’année suivante avec l’album Foreverland.

Durant ce concert en forme d’état des lieux de la carrière du dandy érudit, on retrouve les perles pop accrocheuses qui ne manquent pas dans sa discographie : Generation Sex, National Express, Becoming more like Alfie, Tonight we fly… Hannon dispose d’un talent à raconter des histoires dans ses chansons, tantôt cruelles ou désabusées, tantôt lumineuses et drôles. Parmi les plus belles compositions alliant drame et ironie, pointons deux pièces maîtresses. Le doux-amer et flamboyant Our mutual friend sur lequel il improvise ici un mashup final avec Chandelier de Sia, et A Lady of certain age, morceau initialement écrit pour Jane Birkin, qui évoque les souvenirs de la vie d’une femme d’un âge certain issue de la « high society » espérant trouver le réconfort auprès d’un beau jeune homme…

Pour ce concert, on retrouve au sein de sa formation : cordes, accordéon et trompette. Une porte d’entrée idéale vers l’univers mélancolique et facétieux d’un auteur-compositeur qui continue de surprendre, notamment en signant les chansons du récent film Wonka. (JH)

Ont participé à cet article : Jérôme Henry, Céline Lepinois, Nathalie Ronvaux et Stanis Starzinski

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