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Sortie de single : Residente persiste et signe !

Residente_videoclip
Le chanteur portoricain Residente continue sa conscientisation du monde et livre l’un des premiers véritables singles studio sur la quarantaine planétaire. « Haters », vous allez détester !

Sommaire

Auteur, compositeur et chanteur de pas mal de titres rap au flow ininterrompu, parfois agressifs, interpellant souvent les peuples ou les instances dirigeantes face à leur manque d’humanité*, Residente est aussi capable de ballades. À un moment où le monde a bien plus besoin de fraternité que de luttes intestines, il signe un morceau mélancolique : une réflexion sur nos avenirs indécis, prônant la pluralité et questionnant les possibles de la reconstruction que nous aurons sans doute à faire demain. « Antes Que El Mundo Se Acabe » (« Avant que la Terre s’arrête »)

*cf. notre article précédent :



Du microcosme au macrocosme par le truchement du diable

Impudique et intime, son texte s’ouvre sur l’amour ciment qui nous lie à notre « plus proche », nous fait tenir debout. Ensuite, Residente élargit son propos à l’horizon qui s’étend de l’autre côté de sa fenêtre de quarantaine. Finalement, on ne sait pas de quoi demain sera fait ? Embrassons-nous puisque c’est tout ce que nous avons et tout ce qui nous reste ! C’est par cet unisson, au premier abord un peu simpliste, qu’il renverse la machine pour un discours où la notion de respect – de la nature, de son prochain, de l’Histoire – semble une planche de salut beaucoup moins naïve qu’il n’y paraît : un porte-drapeau identitaire humain, toutes discriminations en berne. Le final est un mélange de chants lyriques en portugais, arabe, africain, autant de voix qui se mélangent en un seul thème.

« Même s’ils ferment les frontières, ils ne pourront pas fermer le grand large, nous partirons bientôt ». De là, il dresse la liste des essentiels et s’opère, inconsciente, une forme de dichotomie entre la loi des hommes d’aujourd’hui et ce qu’elle devrait être : un creuset de choses à faire et un centre à « re-trouver ». Une solution ? Si le rappeur ne donne pas la réponse, il énonce la question…

Vaste et pluriel

Son clip est dans la continuité de son discours : 113 baisers, un monde vaste et pluriel, sans frontière, sans distinction de culture, de langue, de couleur de peau, d’âge, de morphologie, d’orientation sexuelle… Bref, la diversité exemplifiée. Amusez-vous à retrouver Ricky Martin et le peintre syrien Jwan Yosef, Lionel Messi et Antonela Roccuzzo, Ben Affleck et son épouse Ana de Armas, Jorge Drexler et Leonor Watling…

Non, on ne vous donnera pas d’indice !

(…) Quizás en realidad ahora es cuando todo empieza (traduction)

Traduction des paroles de la fin de la chanson :

Somos solidarios por naturaleza

Nous sommes solidaires par nature

Por eso cuando yo bostezo, tú bosteza'

C’est pour ça que lorsque je bâille, tu bâilles

Por eso yo te protejo y tú me protege'

C’est pour ça que je te protège et tu me protèges

Por eso compartimos el aire que respiramos desde el mismo eje

Nous partageons l’air que nous respirons depuis le même axe


Yo sé que el futuro es incierto

Je sais que le futur est incertain

Pero aunque cierren fronteras

Bien qu’ils ferment les frontières

No podrán cerrar el mar abierto, pronto saldremos

Ils ne pourront pas fermer le large, nous partirons bientôt

A dejar nuestras huella' en el suelo

En laissant nos empreintes sur le sol

Sobre las nubes de nieve, bajo los lago' de cielo

Au-dessus des nuages de neige, en-dessous des lacs du ciel

A sentir el sol que nos vacuna junto al agua que nos moja

Pour sentir le soleil qui nous vaccine et l’eau qui nous mouille

Bajo a cascadas que lloran frente a una selva de hojas

Descendre les cascades qui pleurent sur une jungle de feuilles

Entre los bosques de flores de diferentes tamaños

Entre les forêts de fleurs de différentes tailles

Los arcoiris que pintan las estaciones del año

Les arcs-en-ciel qui rythment les saisons

Como los colore' de la ropa en pleno movimiento

Comme les couleurs des vêtements en plein mouvement

Que cuelgan en los balcone' para que las seque el viento

Qui s’accrochent aux balcons pour que le vent les sèche

Y la mirada de la historia que quiere seguir contando

Et le regard de l’histoire qui veut continuer à raconter

Que a pesar de que peleamos, nos entendemos bailando

Malgré nos disputes, nous nous comprenons en dansant


Perdimos el centro

Nous avons perdu le centre

Antes de volver afuera hay que regresar adentro

Avant de retourner dehors il faut revenir en nous

Y que todo sea distinto y la verdad nunca se rinda

Et tout sera différent, la vérité ne s’avoue jamais vaincue

Hasta las cosas lindas deberían ser más lindas

Jusqu'à ce que les belles choses soient encore plus belles

Y si este es el final le encontráremos la belleza

Et si c’est la fin, nous rencontrerons la beauté

Quizás en realidad ahora es cuando todo empieza

Peut-être qu’en réalité c’est maintenant que tout commence

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