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Teen Age Riot, Stéphane Arcas

26/06 > 04/09 du Mardi au Samedi - PointCulture Bruxelles

Vernissage | Teen Age Riot, Stéphane ARCAS

publié le

Le plasticien, scénographe et metteur en scène Stéphane Arcas est l’illustrateur de notre saison Révolte ! mais pas que… puisqu’il expose dans nos murs une rétrospective de son travail plastique crée entre 1994 et 2020 qui répond au nom un tantinet provocateur : Teen Age Riot.

Il s’agit d’objets plastiques variés : installations, photographies, peintures ainsi que de nombreux dessins plus ou moins politisés. Il y assume son regard tantôt romantico-adolescent tantôt radicalement noir sur la chose politique.

Le choix du titre pour cette rétrospective n’est pas illusoire. Il fait directement référence à la chanson de Sonic Youth issue de l’album Day Dream Nation. Un des premiers disques assimilés à la culture Grunge. D’une radicalité « profusionnelle » ce morceau exprime le désir romantique d’une révolte issue de la jeunesse.

Dans le travail d’Arcas, il n’y a pas de ligne esthétique figée ou commune qui sous-tend l’ensemble de ces travaux. Le seul dénominateur plastique commun étant leur facture home made parfaitement assumée. A côté de cela, il y a des obsessions, parfois récurrentes qui évoluent au fil des ans et une pratique monomaniaque du dessin.

L’artiste qui a toujours aimé la sociologie et l’anthropologie brasse les informations, observe l’actualité et le quotidien pour les traduire plastiquement de son point de vue : « un peu comme tenter de réécrire Wikipédia au stylo-bille ». Il crée un univers de statistiques et de témoignages qui parlent de l’humanité sous toutes ses formes : sa grandeur, sa bassesse, son absurdité, son intelligence, sa dynamique et souvent, sa violence. Cela se traduit par un univers polymorphe entre taxinomie, journal de bord, cabinet de curiosité, revue de presse et vaudou contemporain.

Tous ces fragments recréent un monde imaginaire issu de l’observation du quotidien, de l’Histoire et de l’actualité. Ils construisent un mensonge, en d’autres termes une vérité intermédiaire, que nous sommes tous obligés de créer pour intégrer le surplus d’informations qui nous sont transmises depuis la naissance à travers la Nature et la Société. Plus précisément, il s’agit de quelque chose qui pourrait ressembler à la cartographie de ce mensonge. Il n’y a dans son travail aucune volonté de démonstration manichéenne ou moraliste, bien au contraire, il souhaite garder en substance ce que le monde a de plus sexy : une poésie souvent agressive, contradictoire, émouvante et parfois un brin trop candide.

Et s’il y a forcément un axe politique, comme pour le reste, ce n’est qu’une question à soulever dans le désir d’une expérimentation artistique…

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