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Au carrefour des droits des femmes

le 21/11 et le 12/12 de 16h30 à 18h30 - PointCulture Bruxelles

Vie féminine

publié le

Des rencontres pour faire connaître les revendications féministes qui garantissent les droits des femmes.

A l’occasion des 40 ans de la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), Vie Féminine lance « Au carrefour des droits des femmes », une série de rencontres pour faire connaître au grand public les revendications féministes en matière de droits des femmes.

Il s’agit de mettre en avant des prises de position qui touchent aux différents domaines qui relèvent de la Convention : emploi, droits sociaux, santé, justice, droit civil, droit familial, … ainsi que la manière dont les responsables politiques s’en saisissent ou non. Nous souhaitons donner place au débat et à la réflexion.

Pour chacune des rencontres, Vie Féminine s’associera avec une autre organisation de femmes.

3 dates d’ici fin 2019 : 31/10, 21/11 et 12/12 de 16h30 à 18h30 à PointCulture Bruxelles


31/10 : La maternité

La Convention CEDEF demande que les Etats prennent toutes les mesures appropriées afin d’assurer l’égalité dans l’accès aux soins de santé et aux services médicaux, y compris de planification de la famille et les soins adaptés lors de la grossesse et de l’allaitement (article 12).

Au programme : présentation de nos prises de position et débat

  • Maternité : nous revendiquons du soin et des droits ! par Hafida Bachir, Secrétaire politique de Vie Féminine

Aujourd’hui, des logiques de réduction des coûts prévalent concernant la maternité : le séjour en maternité après l’accouchement a été réduit et le congé de maternité, déjà parmi les plus courts de l’Union européenne, est raboté en cas d’arrêt maladie avant le terme. Résultat : ce sont les femmes qui paient seules le prix de l’adaptation à l’arrivée d’un enfant.

L'Université des Femmes s'est positionnée contre la dite gestation pour autrui, l'appropriation des capacités reproductives des femmes y trouvant sans doute une de ses formes les plus aboutie. La grille de lecture imbricant les rapports sociaux permet de comprendre quels sont, dans la GPA, les pouvoirs à l'œuvre et quelles sont les conséquences pour les femmes et les enfants.


21/11 : Les violences contre les femmes

En 1992, une recommandation générale est ajoutée à la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes pour affirmer que « pour appliquer intégralement la Convention, les Etats doivent prendre des mesures constructives visant à éliminer toutes les formes de violence à l'égard des femmes ». Dans ce domaine, la Convention d’Istanbul produit des obligations pour la Belgique. Là aussi, les actions doivent être transversales : il s’agit de lutter contre toutes formes de violences, de protéger toutes les femmes (y compris les femmes migrantes qui ne sont actuellement absolument pas protégées) et d’agir à tous les niveaux de pouvoir de façon coordonnée (art. 7) et de garantir qu’aucune institution de l’état ne produise de violences (art. 5)

  • « Violences contre les femmes : il est urgent d’agir ! » avec la participation de Maria Miguel-Sierra, Directrice de la Voix des Femmes et Irène Kaufer de Garance

La Convention du Conseil de l’Europe contre la violence à l’égard des femmes (Convention d’Istanbul) est le premier texte contraignant qui s’applique à tous les niveaux de pouvoir pour y concrétiser la lutte contre les violences faites aux femmes à travers une lecture des rapports de domination. Il concerne la prévention, la protection des victimes, la poursuite des auteurs et demande des politiques intégrées. Un texte dont la Belgique ne respecte pas les engagements. A partir de ces constats de terrain, les associations féministes font une série de recommandations que nous souhaitons mettre en avant à quelques jours de la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes.


12/12 : Le sexisme

  • « Sexisme dans l’espace public » par Laetitia Genin, coordinatrice nationale à Vie Féminine

Le sexisme dans l’espace public est une réalité quotidienne pour de nombreuses femmes. Pourtant, depuis 5 ans, il existe dans notre pays une loi contre le sexisme. Malheureusement celle-ci rencontre de nombreux écueils: mal connue, difficilement applicable, souvent réduite à la lutte contre le harcèlement de rue, etc. cette loi gagnerait à être améliorée

  • « Harcèlement des femmes journalistes sur les réseaux sociaux » par Safia Kessas, journaliste, réalisatrice et experte des questions de diversité et d’égalité dans les médias

Deux tiers des femmes journalistes sont harcelées selon un rapport de l’IMWF (International Women’s Media Foundation), repris par Reporters sans frontières et la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Pour un quart d’entre elles, ce harcèlement a lieu sur les réseaux sociaux. Ces actes participent de la violence faite aux femmes et de la volonté de les réduire au silence.


Les rencontres « Au carrefour des droits des femmes » sont organisées par Vie Féminine en partenariat avec PointCulture

Photo©2014 Marie-Françoise Plissart

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