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UN FEU (YEK ATASH)
Forough FARROKHZAD - Ebrahim GOLESTAN

  • Ref. TJ9111
  • Produit en 1961-1962.
  • Collection CINÉMA 07.

Cinéma 07, "revue semestrielle d'esthétique et d'histoire du cinéma", édite en DVD deux incunables du cinéma documentaire iranien du début des années soixante, jusqu'ici uniquement visibles en cinémathèques et tous deux produits à l'époque, sans grands moyens techniques, par la société Golestan Films.

  1.  1. "Un feu [Yek Atash]" (Ebrahim Golestan, 1962 - 24'): "Au printemps 1958, dans la région pétrolière de Khuzestan, coeur de l'industrie pétrolière iranienne et de la civilisation perse, une nappe de gaz explose lors d'un forage. La source est sans fin, le feu puissant, indestructible et gigantesque. C'est un dragon. En tout cas, c'est ainsi qu'il apparaît dans "Un feu". Ce documentaire filmé à la Bolex 16mm, dans l'urgence de l'évènement, est en effet beaucoup plus que le simple récit de la catastrophe. La force du film tient à ses rencontres fortement contrastées, pourtant finalement si proches, entre le réel et l'imaginaire, le jour et la nuit, l'infiniment grand et l'infiniment petit, le crissement des ferrailles, le râle sourd du feu et le chant des hommes, le sauvage et le dompté, le sec et le fertile. "Un feu" recompose la communauté humaine, la puissance ancestrale des astres, une terre en devenir" (d'après Stefani de Loppinot, Cinéma 07).

Note: le film a obtenu le Mercure d'Or au Festival de Venise en 1961.

  1.  1. "La maison est noire [Khanek siah ast]" (Forough Farrokhzad, 1962 - 22'): le premier - et unique - film de la grande poétesse - et grande cinéaste - iranienne Forough Farrokhzad est à la fois l'implacable portrait d'une léproserie et de ses habitants et une puissante interrogation adressée à Dieu, en tant que créateur de cette souffrance.

"Les mondes de Vigo, de Buñuel, de Chaplin, n'existent que par ce battement entre les yeux ouverts et les yeux fermés. Il en va de même pour Forough Farrokhzad filmant cette léproserie et, de nos jours, pour un autre cinéaste iranien de la même trempe, Abbas Kiarostami. (...) Si ce film est à un documentaire ordinaire sur une léproserie ce qu'une eau-forte de Goya est à un croquis réaliste, c'est par cette capacité de la cinéaste à regarder ces lépreux, et leur monde, comme une partie de la réalité visible - qu'il lui fallait regarder en face sans honte ni crainte - et tout autant comme une autre version possible de l'humanité, telle qu'on pourrait l'imaginer en fermant les yeux sur ces lépreux, pour garder dans le noir, paupières serrées, une sorte de présence rémanente de certaines images trop fortes pour passer à autre chose, pour se rafraîchir le regard" (Alain Bergala, Cinéma 07).

Avertissement: film superbe mais images parfois très dures.

Note: Grand Prix au Festival du court métrage d'Oberhausen 1964.

Intervenants

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Scénario :
Équipe technique :

Séquences

  • Un feu (Yek atash - Ebrahim Golestan, 1961 / 24')
  • maison est noire (Khaneh siah ast - Forough Farrokhzad, 1962 / 22')