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LUNATIC
BOOBA

  • Ref. NB6194
  • BECAUSE MUSIC, 2010.

En nommant son cinquième album « officiel » comme le duo qui l'a révélé, Booba a mis du sens : retour aux sources ? Voie sans issue ? Qu'importe, dans ce milieu autarcique qu'est le rap français, il importe avant toute chose de faire le buzz, et plus on suscite de commentaires, plus on entretient l'intérêt commercial. Au-delà de ce clin d'oeil à des temps révolus, Booba est définitivement le plus américain des rappeurs français, au point de vivre l'essentiel de son temps au pays de l'Oncle Sam et de Tony Parker, où il a d'ailleurs enregistré ce Lunatic, à Miami. Du pays de Barack Obama, il a aussi emprunté quelques locomotives, qui ne sont pas ici par le fruit de tractations monnayées, mais bien parce que le MC de Boulogne est respecté outre-Atlantique. P Diddy (qui a récemment invité Booba à le rejoindre sur scène à New York) sévit donc sur le single « Caesar Palace », un club filler dédié à Las Vegas, où le clip de rigueur a été obligatoirement tourné. C'est Akon qui pose sa voix claire sur « Lunatic », en place d'Ali que les fans des temps anciens avaient rêvé, et T-Pain, l'apôtre de l'autotune qui s'invite sur « Reel » avec son gimmick technologique désormais usé, et Ryan Leslie, producteur de renom (Cassie, Beyoncé, Snoop Dogg etc.), qui partage « Fast Life », titre qu'ilproduit par ailleurs. En dix-huit titres bien tassés, Booba essaye de recoller au peloton, puisque depuis 2009 et son 0.9, le rap a fait table rase de sa génération pour s'excitersur des Orelsan ou des Sexion D'Assaut plus frais. Du rappeur, on retrouve le flow rugueux et cette façon unique de malaxer les mots, en les sertissant de quelques punch lines vigoureuses. Effet de l'âge, ou bien du son texan sous influence de la codéine, la couleur générale de cet album est lentissime, lourdeet pesante, avec beats appuyés, et peu de fioritures. Les thèmes abordés restentdans un certain classicisme boobaien, description d'un univers fantasmatique de flambeur, de gangster urbain obnubilé par l'argent et ses signes extérieurs les plus voyants. De « Si tu savais » en « Lunatic », les choeurs masculins sucrés s'insinuent pour édulcorer un peu le propos, toujours vindicatif. Car tout le monde en prend pour son grade : du président en fonction à Ni Putes Ni Soumises, en passant par un célèbre animateur de la radio nationale qui reste laseule à programmer ses chansons ! Et bien sûr ses homologues à succès (Diam's, Sinik...). L'ensemble est moins affûté que précédemment, ou alors on s'habitue, ou c'est que Lunatic est trop bourratif avec son unicité de beat indolent, ses morceaux souvent trop longs, et qu'on n'est plus surpris par ce déroulé d'une vie et d'une carrière déjà abondamment commentés par leur héros. Il n'en reste pas moins que le flow de Booba est toujours loin devant, immédiatement reconnaissable et puissant, avec sa propre rythmique incarnée. En insistant sur ses fondamentaux, Booba ne risque de séduire que ses aficionados déclarés, au lieu de développer son marché. (Jean-Eric Perrin sur www.music-story.com)

Interprètes

Pistes

  • 1 Les derniers seront les premiers
  • 2 Caesar Palace
  • 3 Jimmy deux fois
  • 4 Ma couleur
  • 5 Abracadabra
  • 6 Boss Du Rap Game
  • 7 Killer
  • 8 Lunatic
  • 9 Jour de paye
  • 10 Si tu savais
  • 11 Comme une étoile
  • 12 Paradis
  • 13 45 Scientific
  • 14 Top niveau
  • 15 Reel
  • 16 Me - Ca
  • 17 Saddam hauts de seine
  • 18 Fast Life