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Playlist

Îles (7) : Une montagne

iles 7 - Montagne
Tout au long de l'été, chaque vendredi, PointCulture vous emmène en expédition littéraire, musicale et cinématographique sur les îles. Au centre, la montagne. D'Islande au Pacifique, des Hébrides au golfe du Mexique, du Sri Lanka aux portes de Sumatra, en passant par les îles Éoliennes, tournez volcans devenus vieux, tournez fières montagnes...

Sommaire

Journal intime [Caro diario] - Nanni Moretti (1993)

Journal intime

Les îles Éoliennes sont un archipel volcanique au nord de la Sicile. En 1993, l’acteur et réalisateur Nanni Moretti sort sa version – plutôt Art et Essai et grand public – d’un journal intime cinématographique. Le film – « à sketches » – est constitué de trois parties.

L’épisode central, intitulé « Les Îles », au cours duquel Moretti se rend sur l’île de Lipari pour écrire un scénario, est le plus clairement comique des trois (dans les deux autres, le cinéaste aborde les étés cinéphiliques tournant au ralenti à Rome et son parcours médical, de spécialiste en spécialiste, pour soigner un mystérieux prurit). Parti pour Lipari retrouver un ami s’y étant retiré au calme depuis onze ans pour étudier Ulysse de Joyce, Moretti y découvre, de jour comme de nuit, des embouteillages et des concerts de klaxons qui obligent les deux intellectuels à fuir.

Tourisme de masse (Lipari), dictature des enfants rois (Salina), superficialité mondaine (Panarea), mégalomanie du maire et hostilité des habitants (Stromboli), ascétisme trop radical (Alicudi) : les deux comparses sont constamment insatisfaits, visitent presque toutes les îles habitées de l’archipel et passent presque plus de temps sur les ferrys et hydroglisseurs qu’à terre.

Sur les trois premières îles, ils restent au port, au niveau de la mer ; le relief volcanique n’est qu’un décor en arrière-plan (comme dans les deux belles scènes du terrain de football désaffecté à Salina). Ce n’est qu’à Stromboli puis à Alicudi qu’ils montent jusqu’au bord du cratère du volcan (pour… y discuter de la série Amour, gloire et beauté – l’épisode est aussi une réflexion sur l’emprise de la télévision) et gravissent les chemins de pierre escarpés de la plus reculée et sauvage des îles Éoliennes. [PD]


« Krakatoa » - The Volcanos (1996)

The Volcanos est un groupe de surf formé en 1994 à Détroit (Michigan) et apparemment toujours actif aujourd’hui. Ils ont sorti deux albums : Surf Quake! en 1996 et Finish Line Fever en 1998. Ils jouent une musique instrumentale, aux guitares, s’inspirant du courant surf classique des années 1960 – notamment des sonorités de Dick Dale, des Beach Boys ou des Surfaris.

Même si ce groupe est plutôt obscur (l’album est cependant présent dans les collections de PointCulture), le morceau « Krakatoa » vient à point nommé pour parler des montagnes sur les îles, renvoyant à l’éruption violente, en 1883, du volcan situé dans le détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java. Cet événement a été extrême : il a provoqué un tsunami et plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Les effets ont été ressentis jusqu’en Europe où les cendres en suspension dans l’atmosphère ont perturbé le climat pendant plusieurs années. [ASDS]


Stromboli - Roberto Rossellini (1950)

Confrontation entre deux mondes, le film voit une jeune femme indépendante, Karin (Ingrid Bergman), accepter d’épouser Antonio (Mario Vitale), un pêcheur sicilien, pour échapper à la prison. D’origine lituanienne, elle a été capturée après la guerre et jugée comme collaboratrice pour sa liaison avec un officier allemand. Le marin la ramène dans son village situé sur l’île de Stromboli, au pied du volcan. Là, la jeune femme découvrira un univers austère, et un voisinage méfiant et superstitieux. Son intégration dans un climat hostile, auprès de gens dont elle ne comprend ni la langue ni la culture, sera quasiment impossible et ses relations avec son époux vont rapidement dégénérer.

Conçu à la base comme un film destiné à mettre en avant l’actrice principale dans sa première collaboration avec le réalisateur Roberto Rosselini, le film est par ailleurs extrêmement intéressant pour le traitement qu’il fait de l’île de Stromboli. Filmé sur un mode presque documentariste, il comporte de nombreuses scènes indépendantes de l’action, montrant la vie du village et de ses habitants. On y voit notamment une pêche au thon à la madrague, typique de la région, et une éruption du volcan, qui eut réellement lieu pendant le tournage et permit de filmer les opérations d’évacuation des villageois.

Ces scènes contribuent à la reconnaissance de ce film comme un des plus importants films du néoréalisme italien. À l’exception d’Ingrid Bergman et de quelques personnages, la plupart des rôles sont joués par les vrais habitants de l’île, y compris le premier rôle masculin, Mario Vitale, un pêcheur découvert durant les repérages par le réalisateur, et qui poursuivra par la suite une carrière d’acteur auprès d’autres réalisateurs comme Luciano Emmer ou Sergio Corbucci. [B200]


Fingal's_Cave,_Staffa_Island_01.jpg

Ouverture Les Hébrides : La Grotte de Fingal - Mendelssohn (1830-1832)

Comme il était d’usage au XIXème siècle, Mendelssohn entreprit à l’âge de vingt ans un « Grand tour », parcours initiatique et passage hautement recommandé pour les fils de bonne famille et les artistes, en vue de parfaire leur éducation. Le jeune compositeur visita à cette occasion l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles. Il en revint avec les esquisses de ses trois dernières symphonies et une ouverture pour orchestre inspirée par les paysages sauvages de l’île de Staffa, située à l’ouest de l’Écosse et appartenant à l’archipel des Hébrides.

Cette île inhabitée est née d’une série d’éruptions volcaniques qui ont façonné ses falaises en centaines de piliers de basalte, offrant une vue proprement inouïe à ses visiteurs. Ces murailles abritent aussi la très célèbre grotte de Fingal, profonde de 70 mètres et dont les parois volcaniques réverbèrent le bruit des vagues. On sait que Mendelssohn l’a visitée lors de son excursion à Staffa et qu’il en fut fort impressionné.

L’ouverture Les Hébrides, d’abord titrée L’Île solitaire, est considérée comme le « premier grand tableau marin de la musique romantique » (Marc Vignal). Le bruit du vent et des vagues est figuré par des séries répétées de courtes gammes, des grands élans mélodiques sur un soubassement obstiné des cordes en doubles croches. Une partition nerveuse qui rend bien l’univers marin sauvage dans lequel baigne l’île. [NR]


Pic Macaya

Ayiti, terre des montagnes

Des montagnes d’Hispaniola, frappe le tambour, qui raconte à l’autre versant le séisme récent. Plus de deux mille morts, et maintenant l’ouragan…

Deux bandes montagneuses escarpées traversent Haïti, séparées par la plaine du Cul-de-sac. Au sud de "la terre des montagnes", s’élève le pic La Selle, qui culmine à 2680 m d’altitude, une montagne couverte de forêts et qui constitue le point le plus humide du pays. On raconte que, du pic, naissent deux arcs-en-ciel doués de vie, l’un mâle, l’autre femelle, qui, après avoir bu l’eau des rivières, oublient leurs coiffes multicolores.

Haïti se trouve, par malheur, entre deux plaques tectoniques. Le 14 août 2021, une secousse de magnitude 7 ébranle la presqu’île des Baradères, au sud-ouest d’Haïti, près du deuxième sommet du pays, le Pic Macaya. Plus de 600 000 sinistrés, plus de 30 000 maisons détruites, des vies anéanties, des secours qui arrivent difficilement.

Onze ans auparavant, en janvier 2010, un tremblement de terre avait touché Port-au-Prince et tué 200 000 personnes.

Du Québec, le poète, parolier et passionné de philosophie Christophe Condello a écrit ce touchant poème en 2010, un hommage à la beauté de cette île et à sa douloureuse actualité, des mots qui résonnent encore aujourd’hui… [Dmo]

Ayiti

La montagne se dresse
dans la mer
résiste fièrement
contre vents et marées
à l’injustice
du ciel déchaîné
les pierres renversées
parmi d’autres
réchauffent le cœur
de l’île
de toutes les beautés
hommes et femmes
les mains tremblantes
sous la caresse des oiseaux
soulèvent l’horizon
de nos yeux

Ayiti ouvre les bras
de ses rues dévastées
allume une lumière
dans notre obscurité
chaque couleur
finit toujours
par nous ressembler
le souffle
des enfants
appelle
avec humilité
à la clémence
de la terre et des eaux

Christophe Condello

Le Mépris

Il disprezzo - Alberto Moravia (1954) / Le Mépris - Jean-Luc Godard (1963)

Le Mépris est une adaptation par Jean-Luc Godard du roman du même nom d’Alberto Moravia. Outre la présence à l’écran de Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance, Giorgia Moll ou Jean-Luc Godard lui-même, un des éléments visuels majeurs du film est la villa Malaparte où est tournée une partie du film. Outre quelques scènes filmées en studio à Cinecittà, c’est dans cette maison fabuleuse, construite sur un pic rocheux au bord des falaises de Capri, que se déroule l’histoire de ce tournage dans le tournage. Michel Piccoli y est invité par le producteur américain Palance pour aider Fritz Lang à réaliser une adaptation de l’Odyssée. Il y emmène son épouse qui se détache progressivement de lui, cet homme qu’elle n’aime plus, au point de commencer à le mépriser.

La villa est à la fois lieu de résidence, lieu de réflexion et décor des essais infructueux de cette adaptation homérique. Son architecture moderniste cadre magnifiquement avec le propos, et évoque, dans les cadrages de Raoul Coutard, autant les années 1960 de la Nouvelle Vague en train de se créer que l’Italie de la montée du fascisme et la Grèce antique. La volée pyramidale d’escaliers qui mène au toit-terrasse sert parfaitement les scènes en costume comme les scènes contemporaines. Ulysse s’y bat au glaive face à la mer tandis que Camille/Bardot, courtisée de manière indiscrète par le producteur Prokosch/Palance, y prend des bains de soleil.

La villa a été bâtie en 1937 à la demande de l’écrivain Curzio Malaparte, qui en a établi lui-même les plans après des discussions houleuses avec l’architecte Adalberto Libera. Elle surplombe la mer, à quelques encablures des célèbres faraglioni, trois pics rocheux déchirant les flots au large de l’île de Capri. Posé sur un à-pic, la Casa Malaparte est uniquement accessible à pied par un sentier au bord de la falaise, ou par la mer, par beau temps, grâce à un escalier taillé dans la roche. À l’époque du tournage, en 1963, la villa est en partie abandonnée, depuis la mort de l’écrivain en 1957, et est fortement dégradée par les intempéries et le vandalisme. Elle ne sera rénovée qu’à partir des années 1980. Son état légèrement délabré et vide ajoute à la mélancolie et à la langueur du film. [B200]

Voir aussi : Le Parti des choses : Bardot et Godard de Jacques Rozier


"Stromboli" - Geir Jenssen (2013)

Le musicien norvégien Geir Jenssen, plus connu sous son pseudonyme de Biosphere, est également un alpiniste confirmé. Il a ainsi gravi en 2001 le mont Cho Oyu au Tibet, une escalade à 8 201 m d’altitude dont il a tiré un album de field recording. Sur ce disque, il s’attaque à une autre montagne, le Stromboli, un volcan culminant à 926 mètres sur l’ile du même nom, au large de la Sicile. Sa dernière éruption date d’avril 2009, mais son activité constante est visible de loin depuis la mer qui entoure l’île, et lui a valu le surnom de « phare de la Méditerranée ». Une première écoute aveugle, dans l’ignorance des circonstances de l’enregistrement, pourrait laisser croire qu’elles donnent à entendre le ressac, quelque part en bord de mer, et pourtant ce bouillonnement mystérieux a bien été enregistré au bord du cratère, à quelques pas de la lave en fusion. Le tumulte des bulles de flammes qui éclatent de manière imprévisible à intervalles irréguliers renforce alors la conscience du danger, qui ajoute au disque son caractère exceptionnel.

La seconde piste du disque reproduit la même séquence de prise de sons, traitée selon un mode tout autre et qualifié de version dub de la première. Jenssen retravaille les détails de sa prise d’origine en tirant parti de la focalisation de son micro-canon pour réaliser une version hyperréaliste – c'est-à-dire volontairement trafiquée – du paysage qu’il a capté. Les sons et les évènements ne sont plus à leur place, rigidement fixés dans un plan stéréo, mais se déplacent, de manière non naturelle, se répètent, flottent brutalement d’une oreille à l’autre, bouillonnent autour de l’auditeur, et soulignent le sentiment de menace permanente de ces micro-éruptions. Si la première face se veut simple observation objective, la seconde, par un artifice esthétique, par une mise en scène musicale, place le spectateur au cœur de l’action. [B200]


Les Fontaines du paradis - Arthur C. Clarke (1979)

Les fontaines du paradis

La montagne au centre de cette île n’est pas une simple montagne, en cette fin de 2142. Pour les moines bouddhistes de Taprobane (le nom donné dans l’antiquité à Ceylan, aujourd’hui appelée Sri Lanka), Sri Kanda est un lieu sacré où a été bâti un temple sur les ruines de l’ancien palais du roi maudit Kalidasa, mort deux millénaires auparavant. Pour l’ingénieur Vannevar Morgan, par contre, c’est non seulement l’endroit idéal pour son projet d’ascenseur spatial, mais c’est le seul point du globe à réunir toutes les conditions pour relier la Terre au spacioport stationnaire qui lui ouvrira la porte des étoiles. L’affrontement entre les deux raisons, la spiritualité et la tradition d’une part, la science et le progrès de l’autre, sera plus complexe qu’il n’y parait. La pression mise par les colons de Mars, intéressés par le projet et l’apparition d’une sonde envoyée par les premières intelligences extraterrestres à contacter la terre rendront la construction de plus en plus urgente et l’opposition des moines de plus en plus intenable.

J’ai toujours eu envie, fit-il d’un ton rêveur, de savoir ce qui se passerait exactement si une force irrésistible rencontrait un objet inébranlable. — Arthur C. Clarke

Méditation sur les relations inconfortables entre les certitudes de la modernité technologique et celles de la religion, le roman réussit à ne pas trop prendre parti, ni pour l’une ni pour l’autre, tout du moins en apparence. On sait l’auteur fasciné par la science et peu patient avec l’immobilisme de la tradition. Arthur C. Clarke confronte son histoire du futur avec le passé de la montagne. L’acharnement de l’ingénieur est-il si différent de celui du roi Kalidasa lorsqu’il fit édifier sa citadelle sur cette montagne inaccessible ? L’auteur entrecoupe son récit d’un autre récit, inspiré de la vie du roi Kashyapa I (ou Kassapa I) d’Anuradhapura, qui régna sur le Sri Lanka jusqu’en 495 de notre ère. Lui aussi avait transformé une montagne, le plateau de Sigiriya en une forteresse imprenable, abritant une ville entière dédiée aux plaisirs du roi.

Sigiriya

Le livre, bien que centré sur les problèmes scientifiques rencontrés par l’ingénieur, réussit à donner un souffle épique aux mythes, anciens comme modernes, et à donner un portrait réaliste de l’île, évitant les clichés exotiques et les raccourcis. Mais le décor époustouflant qu’il a choisi pour son histoire se suffisait à lui-même, sans avoir à y rajouter une couche. Les parallèles à tirer entre l’entreprise futuriste de l’ingénieur, et l’ouvrage architectural théâtral le précédant de deux millénaires sont au cœur du livre, et les motivations de chacun, faste monarchique, paranoïa, orgueil, prouesse scientifique et humanitarisme s’affrontent en duel. [B200]


Hekla

Hekla – Jon Leifs (1961)

Au pays du mont Hvannadalshnjúkur, et de la calotte glaciaire célèbre de l’Eyjafjallajökull, les volcans Prestahnjúkur, Öræfajökull, Tungnafellsjökull, Loki-Fögrufjöll et Theistareykjarbunga ont souvent plus de lettres que d’éruptions vraiment violentes.

À l’inverse, le volcan Hekla est l’un des plus actifs du pays, avec plus de vingt éruptions depuis le IXe siècle. Avec sa forme de bateau renversé, dont la quille est en fait une série de cratères, cet « énorme enfer » ou « prison de Judas », nommé ainsi jadis, eut une éruption incroyable en 1947 : un peu avant sept heures du matin, les Islandais se réveillent avec un grondement formidable. Ils sont secoués par plusieurs éruptions qui s’entendent dans l’île entière. Une bombe de lave atterrit à plus de trente kilomètres du volcan et plusieurs autres suivent, tandis que des cendres sont projetées et couvrent d’un mètre d’épaisseur le volcan voisin. Dans le ciel, le panache volcanique atteint la stratosphère.

Le compositeur Jon Leifs (1899-1968), si attaché à sa terre dont il tira l’essentiel de son inspiration, ne pouvait être qu’abasourdi et interdit devant ce phénomène naturel ahurissant.

Il en tira Hekla, pour orchestre et percussions, certainement la plus emblématique de ses œuvres.

Pendant une minute et quarante-deux secondes, le volcan ne se manifeste pas encore : l’introduction, jouée aux bois et aux cuivres, avec quelques violons, installe une atmosphère lourde et tendue. Le magma monte. Les timbales martèlent ensuite d’un tempo régulier, qui s’accélère subitement. La tension gagne en puissance avec l’ensemble des cordes. Puis la cloche sonne. C’est le début de la récréation. Les basses et les grondements se font entendre, des changements d’intensité et d’instruments font éruption, secouent l’orchestre. Par des accords violents éclatant sur l’auditeur intrigué, l’assourdissant et le déchaîné se mettent en place. Cloches, pierres, enclumes… les percussions tonnent, les violons s’accrochent dans ce déluge de coups, de sons, qui s’arrête et reprend aussitôt.

Ce n’est pas l’orage de « Eine Alpensinfonie » de Strauss, ni la tempête de Sibélius. C’est pire…

À cette écoute, on ne peut que tressaillir. Leifs a réussi à nous faire ressentir ce qu’est l’Hekla, et avec quel éclat ! [Dmo]


Une médiagraphie de l'équipe rédactionnelle de PointCulture : Philippe Delvosalle, Benoit Deuxant, Anne-Sophie De Sutter, Nathalie Ronvaux et Daniel Mousquet.

Un feuilleton estival en 8 épisodes

image de bannière : J. G. Stemler : Kaart van straat Soenda, met Krakatau voor de uitbarsting in augustus 1883 - source : BNF / Gallica