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Playlist

Films de fin d'année sortant de l'ordinaire pour la fin d’une année extraordinaire

"Female Trouble" - John Waters
Nous y voilà, prêts à voir et revoir (et peut-être même re-revoir) les mêmes films en cette période de fin d’année. Nous vous proposons une sélection de films de fins d’années qui sortent des sentiers battus. Certains familiaux, récents ou anciens, d’autres pour un public plus averti. Mais dans tous les cas des films qui ont peu de chances d’être diffusés sur les chaines publiques. Terminons cette année hors du commun par des films qui le sont tout autant. Nous vous souhaitons une année 2021 la meilleure possible.

Sommaire

L’Arbre de Noël (1969) de Terence Young

Comme chaque année, depuis qu'il a perdu sa mère, Pascal revient à Paris pour passer les vacances avec son père Laurent. Ils partent en Corse, et au cours d'une promenade en mer, un avion explose au-dessus de leur embarcation et une bombe retenue par un parachute tombe lentement dans l'eau. Laurent, qui était en plongée, n'a rien vu. Il décide de ramener Pascal à Paris pour lui faire subir des examens médicaux qui s'avèrent négatifs. Quelques jours plus tard, Pascal revient d'une promenade avec une marque bleuâtre à la tempe... Malgré les pièges du sujet, Terence Young évite le mélodrame et réussit un film douloureux mais profondément attachant.


La Bûche (1999) de Danièle Thompson

Nous sommes à quelques jours de Noël et Yvette vient d'enterrer son second mari. Sonia lui propose de réunir la famille à l'occasion d'un repas de fête. Une famille mouvementée... Stanislas, son premier mari et père de ses trois filles, est un violoniste tsigane qui n'a jamais digéré son divorce. Louba, l'aînée, artiste de cabaret, espère que son amant quittera sa femme et ses enfants. Sonia, la parfaite, a toujours su tout faire. Milla, la cadette, la rebelle, a son jeune et mystérieux voisin dans le collimateur... Portrait réussi d'une famille (presque) ordinaire aux sentiments riches et pudiques. Le premier film de Danièle Thompson, scénariste incontournable du cinéma français.



The Children (2008) de Tom Shankland

Deux familles se réunissent dans une maison à la campagne pour célébrer les fêtes de Noël. Un havre de repos pour les parents, un parfait terrain de jeu pour les enfants. Très vite pourtant, ce moment privilégié prend une tournure qu'aucun des adultes n'aurait pu envisager : leurs propres enfants, sous l'effet d'un mal mystérieux, se retournent contre eux avec une cruauté et une ingéniosité implacables.

« The Children fait partie de ces films qui savent que les strictes conventions [du] genre (...) courent désormais le risque d'être inefficaces si elles ne s'appuient pas sur des éléments psychologiquement réalistes laissant une certaine place à la critique sociale. » [Jean-François Rauger, Le Monde]


Carol (2015) de Todd Haynes

Dans le New York des années 1950, Thérèse, jeune employée d'un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d'une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d'un mariage peu heureux. À l'étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle. Sorte de Douglas Sirk des temps modernes, Todd Haynes signe un mélodrame poignant et raffiné – dans le fond comme dans la forme.


Esprit de famille (2005) de Thomas Bezucha

Comme chaque année chez les Stone, une famille fantasque et bohème, les fêtes de Noël sont l'occasion de se réunir sous le même toit. Everett, le « fils préféré », est accompagné de sa nouvelle petite amie, Meredith, carriériste new-yorkaise pur sucre. Le reste de la tribu fait tout de suite corps contre l'intruse. Mais si le premier contact est franchement désastreux, l'amour et le hasard vont se mêler pour brouiller les cartes...


Female Trouble (1974) de John Waters

Les parents de Dawn Davenport refusent de lui offrir des chaussures à talons de cha-cha-cha pour Noël. Révoltée, elle s'enfuit de la maison. C'est le début d'un itinéraire trash et chaotique...


Famille à louer (2004) de Mike Mitchell

Le riche Drew Latham décide de se louer une famille pour les fêtes de fin d'année, car il est fatigué de passer Noël seul. Mais les Valcos auraient dû refuser car leur incorrigible invité et sa demande extravagante transforment leur Noël en véritable cauchemar... Une comédie qui s'amuse des mésententes familiales.


Fantômes en fête (1988) de Richard Donner

Un très jeune président d'une chaîne de télévision, ambitieux, arriviste, tyrannique, âpre au gain, décide de réaliser pour la Noël, fête qu'il déteste, une version du célèbre conte de Dickens "Chant de Noël". Ses ingrédients : luxe, violence et sexe. Mais cette année, trois curieux fantômes vont lui rendre visite pour lui apprendre l'esprit de Noël. Lorsque sonnent les douze coups, le directeur fait amende honorable sur antenne, et du même coup retrouve l'amour. Une variation moderne de Scrooge, le personnage créé par Dickens, qui tient à la fois de la féerie fantastique et du conte moralisateur.


Go (1999) de Doug Liman

Une histoire qui se déroule sur 24 heures, racontée par trois petits groupes de jeunes Californiens qui veulent se faire un peu d'argent et se retrouvent confrontés à une affaire de drogue...


Home for Christmas (2010) de Bent Hamer

Une petite ville de Norvège, le soir de Noël. Plusieurs personnages d'âge et d'horizons différents vont se croiser alors qu'ils essaient de regagner leur maison. Home for Christmas nous conte leur histoire entre humour et mélancolie, solitude et tendresse... Le réalisateur de Kitchen Stories adapte ici – librement – un recueil de nouvelles et signe un film une fois de plus très humaniste. Jamais larmoyant, à la limite du pathétique et de la naïveté, il porte un regard plein de tendresse sur ces anonymes du quotidien.


Les Huit salopards (2015) de Quentin Tarantino

Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le Mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s'abat au-dessus du massif, l'auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L'un de ces huit salopards n'est pas celui qu'il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l'auberge de Minnie...


Joyeux Noël (2005) de Christian Carion

La Grande Guerre, Noël 1914, en de nombreux endroits du front. Le conflit a surgi au milieu de l'été 1914 et a emporté des millions d'hommes. Quand arrive Noël, un événement va bouleverser à jamais le destin de quatre protagonistes : un pasteur écossais, un lieutenant français, un ténor allemand et une soprano danoise. Ils vont fraterniser, fait sans précédent entre Allemands, Français et Britanniques, et laisser leurs fusils pour aller saluer le soldat d'en face, échanger une cigarette, souhaiter "Joyeux Noël"... Un film inspiré d'une histoire vraie sur un fait peu connu, la fraternisation entre soldats, un regard sur le courage et l'humanité d'actes considérés par certains comme une trahison, une illustration presque didactique de l'audace d'hommes qui osèrent se rebeller contre l'engrenage diabolique de la guerre et de la mort.


Mysterious Skin (2004) de Gregg Araki

Brian, huit ans, s'évanouit un soir de pluie pendant l'entraînement de base-ball. Il se réveille le nez en sang dans la cave de ses parents, sans aucun souvenir de ce qui a pu lui arriver. Dès ce moment, cet enfant timide et maladroit est l'objet de phobie de l'obscurité, d'évanouissements soudains et de cauchemars. Il pense avoir été enlevé par des extraterrestres et est persuadé que seul Neil, le protégé du coach de base-ball, pourrait détenir la clé de l'énigme. Dix ans plus tard, Brian a grandi en adolescent introverti et blessé, tandis que Neil est devenu un jeune homme à la beauté incandescente et au caractère autodestructeur dont la rébellion séduit et effraie... Émotion, lyrisme, complexité troublante et grande pudeur pour ce parcours de deux garçons entre émerveillements de l'enfance et territoires interdits. L'interprétation de ces jeunes acteurs est magnifique et Araki maîtrise à la perfection tout ce que le cinéma lui offre pour mener jusqu'au bout ce voyage initiatique.


Black Christmas (1974) de Bob Clark

Noël, un campus universitaire du Canada. Dans la résidence des filles, Jessica, Barbie, Phyllis et Clare sont réunies pour passer les fêtes ensemble loin de leur famille. D'étranges appels téléphoniques troublent bientôt la quiétude de leur soirée, jusqu'à la brusque disparition de Clare. Bientôt, les disparitions se multiplient et les filles font appel à la police. Il s'agit d'une œuvre fondatrice, premier vrai slasher movie (film d'horreur mettant en scène les meurtres d'un tueur psychopathe qui élimine un par un les personnages de l'histoire), dont le Halloween de John Carpenter s'inspire en partie. On y retrouve par exemple le motif de l'intrusion d'un tueur dans la maison ou l'utilisation de la caméra subjective. Le réalisateur de Scream reprendra l'idée du coup de fil harceleur à une jeune fille seule le soir.


Noël blanc (1954) de Michael Curtiz

Deux hommes de spectacle, talentueux danseurs et chanteurs, s'associent pour mettre en scène un « Noël blanc » dans le Vermont. Avec l'aide de deux sœurs, ils sauveront de la faillite un hôtel tenu par leur vieux général d'armée et menacé par le manque de neige. Proche de Holiday Inn, un classique de la comédie musicale qui a rempli les caisses de la Paramount mais frise parfois le cabotinage.


Opopomoz (2004) de Enzo D'Alò

La veille de Noël à Naples. Peppino et son fils Rocco préparent la traditionnelle crèche tandis que maman Mariu attend la naissance de son second enfant pour le lendemain. Rocco a peur car il pense que le nouveau-né lui ravira l'amour de ses parents. Entretemps, trois petits diablotins sont envoyés sur Terre pour convaincre un humain d'empêcher la venue de l'enfant Jésus. La jalousie de Rocco en fait un sujet idéal et il prononce la formule magique qui le transporte en Galilée...


Piège de cristal (1988) de John McTiernan

Policier new-yorkais, John McClane est séparé depuis plusieurs mois de sa femme Holly, cadre dans une puissante multinationale japonaise dont les bureaux sont situés dans la tour Nakatomi à Los Angeles. Alors qu'il vient de retrouver son épouse au 30ème étage de l'immeuble de la société, un commando terroriste armé jusqu'aux dents surgit, déterminé à s'emparer des 640 millions de dollars en titres enfermés dans le coffre-fort. Ils prennent les employés de la société comme otages. Seul McClane réussit à s'échapper. Armé de son seul pistolet, il va livrer aux terroristes une bataille spectaculaire. Un film d'action high-tech, aux effets spéciaux étourdissants, qui mise tout sur le spectacle et le suspense.


Tokyo Godfathers (2003) de Satoshi Kon

Le soir de Noël, trois personnes sans domicile, un travesti, un ancien coureur cycliste et une jeune fille en fugue découvrent un bébé dans les consignes de la gare de Tokyo. Un conte de Noël, troisième long métrage de Satoshi Kon (après Perfect Blue, 1997 et Millennium Actress, 2001), traité "à la Capra", un récit amusant et enlevé, mais qui traite de la misère urbaine et sociale, du chômage et de ses conséquences, de la place de l'immigration. Satoshi Kon confirme sa maîtrise (l'animation, le graphisme, les couleurs, le rythme sont d'un beau niveau) et la met au service d'un scénario plus classique. Manga.


Un conte de Noël (2008) d'Arnaud Desplechin

À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants : Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère – et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges...


La Vie est belle (1946) de Frank Capra

Sans doute le meilleur et le plus typique des films de Capra. Si ses œuvres sont souvent empreintes de bons sentiments un peu moralisateurs, son sens inné du burlesque apparaît dans ses comédies d'après-guerre, et c'est avec beaucoup d'humour qu'il raconte ici l'histoire d'un homme qui a tenté toute sa vie de faire de son mieux et qui en vient au suicide car il estime avoir tout raté. Heureusement, les anges existent...

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