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Beethoven dans notre ligne du temps

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Beethoven, Ludwig Van Beethoven, ligne du temps

publié le par Nathalie Ronvaux

Pour célébrer les 250 ans de la naissance de Ludwig van Beethoven, nous avons rassemblé les notices écrites par Jacques Ledune pour une ligne du temps pas comme les autres

Sommaire

Contrairement à ses consœurs, basées sur les évènements les plus marquants ou les plus consensuellement recensés, cette ligne du temps ne se fonde pas forcément sur la qualité artistique mais plutôt sur l’originalité et le caractère innovant. Elle relève les œuvres d'où ont jailli les premières étincelles plutôt que celles qui ont brillé le plus... Vous pouvez retrouver cette ligne du temps ici.

Symphonie n°3, Mi b « Eroica » Op.55 (1803)

La symphonie prend de l’envergure.

Bien qu’elle reprenne la structure classique en quatre mouvements, la troisième symphonie, autant par sa durée que par sa dimension émotionnelle, innove grandement le genre symphonique et passe même pour la première œuvre romantique. Les modulations thématiques et harmoniques inédites, l’implication des instruments à vent au discours musical, l’utilisation de dissonances comme leviers du développement, l’introduction d’une marche funèbre et le remplacement du menuet par un scherzo (comme déjà dans la deuxième symphonie) inaugurent une nouvelle conception de la symphonie qui devient une œuvre d’envergure dépositaire d’un message profond, philosophique et existentiel.

Symphonie n°5, do "Destin" Op. 67 (1807)

Une nouvelle énergie

Beethoven fait reposer le thème de la cinquième symphonie sur un motif basique de quatre notes. Il va ensuite le transformer de manière cyclique et rythmique. Rien de tel n'avait été réalisé, jusque-là, en matière de composition. Cette symphonie ouvre la voie à de nouvelles cohérences et à une nouvelle énergie.

Concerto pour piano et orchestre n°5, Mi b "L'Empereur" Op. 73 (1809)

Beethoven explose le concerto classique

Beethoven éclate le modèle du concerto classique par la longueur des mouvements et par une dimension dramatique où les rôles entre soliste et orchestre s'interpénètrent. La structure formelle se met entièrement au service de la puissance émotionnelle.

Variations pour piano [33], sur une valse de Diabelli, Do Op. 120 (1819)

Variations sans complexes

Au mépris du principe d'unité d'expression au sein d'un morceau et de l'exigence de progression continue dans la variation, Beethoven n'hésite pas à démanteler la thématique et à élaborer une nouvelle cohérence d'ensemble qui fera appel à tout l'acquis de l'époque en matière de composition.

Symphonie n°9 pour soli, chœur à 4 voix [SATB] et orchestre, ré Op. 125 (1822)

La musique crée la forme

La 9ème symphonie est construite sur une idée de progressivité et de transformation où exposition et développement se conjuguent. Elle convoque toutes les ressources du symphonisme classique et même des époques antérieures dans un contrepoint complexe où les instruments et les voix sont sollicités au maximum de leurs possibilités. Une palette sonore élargie, intégrant même des sons de fanfares, renforce une dimension humaine et collective. Beethoven conduira celle-ci à l'apothéose par l'alchimie d'une musique affranchie des règles formelles et entièrement habitée.

Jacques Ledune

Image de bannière: Beethoven en 1804. Portrait de J.W. Mähler. (Détail)