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Focus

Sara Riel: l'inspiration de la nature

Sara Riel - Mushroom - Reykjavik - photo Wiredforlego (creative commons)
Au fil de ses expériences, Sara Riel (Reykjavik, 1980) a développé son identité visuelle en mettant en scène aussi bien la nature que les sciences ou les enjeux environnementaux.

L’artiste Sara Riel est née à Reykjavik en 1980. Elle est diplômée de la Weissensee Kunsthochschule de Berlin. Ses champs d’investigation sont nombreux et variés et elle explore en les décloisonnant le design, les arts urbains et les installations.

Au fil de ses expériences, elle a développé son identité visuelle en mettant en scène aussi bien la nature que les sciences ou les enjeux sociétaux d'aujourd'hui (environnement, etc.). Encore peu connue en Europe continentale, elle est cependant renommée en Islande et est fréquemment exposée aux quatre coins du pays. Ses œuvres sont visibles autant dans la rue que dans les musées.

Artiste polymorphe, elle a de nombreuses cordes à son arc et elle s’est aussi fait une belle réputation pour son travail d’illustration de pochette de disques (pour Mum, Borko ou Olöf Arnalds, artistes dont PointCulture suit la discographie) :

Sara Riel - pochettes de disques pour Mum et Olof Arnalds - 2009-2013

Un champignon, des champignons

L’œuvre de street art mise en avant par PointCulture dans le cadre de l'URBNportrait de Reykjavik est une fresque urbaine intitulée Mushrooms. D’aspect monumental, elle se orne depuis 2012 le côté d'un immeuble d’une rue proche de la célèbre artère Laugavegur (Hervfisgata). Elle s’inscrit dans une thématique qui a pour objet la description de plusieurs royaumes naturels (The Nature Kingdom series).

Le champignon imaginé par l’auteur a ceci de frappant que son chapeau est composé d’un enchevêtrement d’autres champignons de formes, de tailles et de couleurs différentes. Ceux-ci reposent sur un pied en forme de bulbe, symbolisant un champignon originel, ancêtre de toutes les variétés. La coloration générale est pastel et n’est pas sans rappeler les planches des anciens manuels Larousse médicaux décrivant les principales variétés de champignons comestibles et vénéneux. L’ensemble est harmonieux, apaisant et sensiblement psychédélique (quoi de plus normal). Poétique, allégorique et tout simplement beau, Mushrooms, à l’instar de nombreuses œuvres de street art, fait désormais partie intégrante du paysage urbain de la capitale islandaise.

Trois autres fresques de l’artiste représentant des royaumes sont montrées dans Reykjavik. Une consacrée à un animal mythique (Fönix. Le Phénix), l’oiseau mythologique qui renaît de ses cendres ; une deuxième aux plantes (Cultivate Your Own Garden), réalisée en collaboration  avec Davíð Örn Halldórsson, dont l’esthétique se rapproche quelque peu de celle de Mushrooms et enfin une troisième, dédiée aux animaux en général (Animali), en collaboration avec Thomas Korn, œuvre plus brute et plus dense.

Des roses qui pleurent

En 2017 elle a montré  ses talents de mise en scène en réalisant le splendide générique de la série islandaise Fangar (Prisoners) du réalisateur Ragnar Bragason, à qui nous devons le film Children.


Stéphane Martin
(avec l'aide de Daniel Schepmans)


site de l'artiste : sarariel.com

carte du street art à Reykjavik

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