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Le Musée de l'abeille

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Le Musée de l'abeille
Un lieu dédié à l'histoire de l'apiculture à l'aide d'une collection riche d'objets et d'histoires racontées par le conservateur du lieu.

Visite du musée de l’abeille en compagnie de Marc Woillard

Le musée de l’abeille ouvre ses portes en 1974 au sein d’une grange restaurée de l'ancienne ferme du Château Brunsode en plein centre de Tillf.

Les fondateurs y ont rassemblé de nombreux objets comme autant d’histoires qui enrichissent au fil du temps une vaste collection liée à l’apiculture. Marc Woillard se montre attaché à sa région (il organise des visites guidées avec le Syndicat d’initiative de la ville) autant qu’à tisser des liens avec des confréries d’autres pays ou des passionnés d’apiculture à travers le monde.

Historien de formation et ancien officier militaire, après un travail universitaire sur le minerai de fer exploité jusqu’au 18e siècle, et l’exercice du métier de libraire pendant plusieurs années Marc Woillard a gardé de cette vie, une affinité avec les récits et la dimension historique des faits et une passion pour le livre et les archives écrites. Marc Woillard raconte des histoires.

Visite

Sur trois des murs de la première salle, disposés en frise, une série de portraits de personnalités qui ont participé significativement à l’évolution de l’apiculture. Marc Woillard, pour m’en présenter quelques-uns, cite François Huber, un naturaliste du 18e considéré comme le premier observateur scientifique des abeilles et qui a découvert que les abeilles fabriquaient de la cire avec leurs glandes et non à partir du miel. Il s’arrête ensuite sur Karl von Frish qui a découvert la communication par la danse des abeilles et sur Maurice Maeterlinck, auteur de La vie des abeilles, un livre qu’il me recommande et dont il apprécie l’écho philosophique des observations de faits biologiques.

C’est sous le regard de ces hommes du passé, que les visiteurs découvrent une grande maquette, surtout destinée aux enfants, qui reprend les différents rôles des abeilles au sein de la ruche.

La seconde salle a été pensée par les fondateurs du musée. Elle a peu changé depuis. Elle propose une histoire de l’apiculture par l’évolution des ruches et offre au regard une grande variété de ruches du monde (plus ou moins 80 en bois et en paille). Parmi elles, un ancien modèle en paille dont les premières descriptions datent de Charlemagne.

Marc Woillard raconte, amusé, la dispute entre les « fixistes » et les « mobilistes ». Avec les mobilistes, les ruches comprennent des cadres mobiles qui permettent d'organiser l'habitat de la colonie. Ces éléments mobiles sont amovibles. L'apiculteur peut ainsi mieux observer et contrôler le développement de la colonie. Tandis qu’avec les fixistes, les abeilles construisent librement leur habitat, en général dans un panier ou une caisse. En Belgique et en France, on trouve des ruches de la conciliation. Toutes sont uniques, une sorte de compromis fabriqué maison en fonction des matériaux, savoir-faire et pratique d’un apiculteur.

Autres pièces intéressantes, une série de ruches construites avec du petit bois au départ d’une branche. Celle-ci était coupée en lanières souples, écartées puis tressées et ensuite recouvertes d’un enduit. Ces constructions n’étaient sans doute pas utilisées en tant que ruches à proprement parler mais plutôt pour transporter des essaims.

En empruntant l’escalier pour accéder à l’étage supérieur, on découvre une série de pressoirs. Tous sont faits de bois et de fer, baignés dans la douce lumière du musée qui dévoile les secrets des objets tout en préservant une partie de mystère. A l’étage, des vitrines protègent une collection d’objets liés à l’apiculture : outils d’apiculteurs mais aussi vaisselle et objets décoratifs reprenant de motif de l’abeille. Une installation électronique permet de comprendre la danse des abeilles. Derrière ce dispositif, deux ruches abritent deux espèces d’abeilles. Enfin, une série de vitrines présente une collection d’insectes et les résultats d’expériences menées par un universitaire sur la capacité des abeilles à faire ruche dans des contenants de forme diverse.

La confrérie du grand Apier

La confrérie a été fondée en 1973 en même temps que le musée dont elle est l’ambassadrice. Elle fabrique un hydromel et la gaufre au miel (une gaufre liégeoise dans laquelle le sucre est remplacé par le miel). Invité au chapitre de la confrérie en 1985, Marc Woillard a reçu la médaille du Grand Mohli (apiculteur) d’Honneur. En 2011, à l’occasion d’un rassemblement des confréries à Tilff, il a rejoint la confrérie.

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