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Focus

« How Will it End ? » : 40 artistes libanais à la Fondation Boghossian

"A City Guide for Tree Huggers" © Christian Sleiman_banniere.jpg
À quoi pensez-vous lorsqu’on vous parle du Liban ? Il y a fort à parier que vous y associerez des images de destruction, de conflit, de personnes anéanties par la guerre et la corruption endémique. Vous reverrez peut-être aussi les terribles images de la dévastation du port de Beyrouth le 4 aout 2020 suite à l’explosion de centaines de tonnes de nitrate d’ammonium qui avaient été stockées sans aucune précaution. Rien d’étonnant dès lors que les artistes de ce pays constamment meurtri, qui pourtant reste magnifique et chargé d’histoire soient interpellés par leur histoire mouvementée et tentent au moyen de leurs différents modes d’expression de donner une image fidèle – glaçante ou résolument pleine d’espoir - pour l’illustrer.

Il y a une urgence de survie dans les œuvres présentées à la Fondation Boghossian, qu’elles soient une évocation impressionnante, filmée lors du dernier réveillon avant l’explosion dévastatrice et présentée à rebours où les sons et les images des feux d’artifice sont des signes prémonitoires de la destruction d’une partie de la ville (Marwan Moujaes, Tomorrow Was Not Today) ou encore l’œuvre très forte, expressionniste au plein sens du terme, de Ayman Baalbaki Untitled qui fixe dans un tableau saisissant l’image de la destruction du port.

Ayman Baalbaki "Untitled"

Ayman Baalbaki "Untitled" / (c) Ayman Baalbaki / Fondation Boghossian

C’est aussi la nostalgie de lieux que Vladimir Antaki appelle les temples urbains « des espaces uniques dans des villes saturées de magasins standardisés concrétisée ici par une magnifique photographie de l’intérieur d’un magasin de vendeurs de tissus de Beyrouth et de son gardien, Fouad.

L’exposition le montre plus que jamais : l’art est à la fois mémoire et création mais aussi expression d’une vitalité jamais démentie et d’une rage de survivre dans un monde où nos repères disparaissent à jamais.


Tony de Vuyst

image de bannière : A City Guide for Tree Huggers, Christian Sleiman [fragment / l'image d'origine est presque carrée]


exposition collective How Will it End ?

Jusqu'au Dimanche 6 février 2022


Fondation Boghossian

Villa Empain
67 Avenue Franklin Roosevelt
1050 Bruxelles

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