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Best of des articles 2020 (2) : interviews

Best of interviews 2020 - bannière
Une cinéaste, une cheffe d'orchestre, un collectif théâtral à trois têtes, un jeune chanteur qui perce et affute son regard et son écoute sur le monde, quelques personnalités à fonctions multiples (scénographe et plasticien, syndicaliste et philologue, metteur-en-scène et artiste) : une sélection parmi les interviews publiées en 2020 sur notre site.

Sommaire

La partie Magazine du site pointculture.be c'est des playlists mais aussi des interviews :


Rosine Mbakam (cinéaste)

C’était une découverte. Mais aussi une découverte de la manière dont les filles se positionnent : elles ne sont pas en résilience par rapport à ça mais en résistance ! Et en affrontement. Elles réagissent. Souvent on a une image de ces filles qui subissent une situation. Malgré le statut de Sabine, je n’ai pas vu quelqu’un qui subit. Elle est toujours en recherche de solutions, de failles pour se battre, s’en sortir — Rosine Mbakam, à propos des filles de "Chez jolie coiffure"

Zofia Wislocka (cheffe d'orchestre)

Les choses bougent, mais on vient de loin et il reste encore beaucoup à faire. Il y a vingt ans, aucune ambassade ne pouvait répondre à la question : "Avez-vous des ressortissantes cheffes d'orchestre?". Au niveau de l'enseignement, les jeunes filles peuvent suivre les cours de direction d'orchestre dans les conservatoires avec à peu près les mêmes égards que leurs pairs masculins, même si, parfois, on leur fait comprendre qu’elles risquent de prendre la place de quelqu’un d’autre. Mais c’est plus tard que les choses se gâtent, lorsqu’il faut frapper aux portes des salles de concerts — Zofia Wislocka

Transquinquennal (collectif théâtral)

Je trouve qu’il va falloir être terriblement concret, pragmatique, et j’ai essayé de répondre au questionnaire de Bruno Latour dans la revue AOC, qui propose "Un outil pour le discernement", pour ne pas qu’on remonte comme ça dans le tourniquet et qu’on recommence à pédaler comme des hamsters pour faire chauffer la colle. Chacun devrait l’appliquer d’abord au secteur où il travaille et puis au reste du monde, si j’ose dire — Bernard Breuse (Transquinquennal)

Boris Dambly (scénographe et plasticien)

Il faut aussi dire que le slogan ne se limite pas à la valeur sémantique : les lettres ont une valeur plastique, elles ont été confectionnées à la main, afin de valoriser l’artisanat plutôt que la production industrielle. Un slogan, qu’il soit brandi en manif ou installé sur le toit d’un bâtiment, est aussi une œuvre d’art en soi. — Boris Dambly

Stéphane Arcas (metteur-en-scène et artiste)

Une société qui réécrit sans cesse les mêmes scénarios est une société sans réel imaginaire — Stéphane Arcas

Olivier Starquit (philologue et syndicaliste)

Ce travail systématique de traque et de déconstruction de ces pirouettes sémantiques, de ces ruses de langage, doit nous permettre de renforcer notre puissance de transformation du monde, car nous préférons les mots adéquats et clairs au langage préfabriqué et standardisé. — Olivier Starquit

Noé Preszow (musicien)

Oui, on fait partie d’un système violent, mais je crois en à la responsabilité individuelle, et à la force du collectif. Et à l’art. Je me réjouis d’être sur la même Terre que Pomme, le Raoul Collectif, Laurence Vielle, Maïwenn, Lisette Lombé, Bob Dylan, Patti Smith, Ken Loach. C’est ça aussi, le monde d’aujourd’hui. — Noé Preszow


Encore (beaucoup) plus d'interviews...

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