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Critique

A LAND FOR RENEGADES

publié le

Stupeur et tremblements

zStupeur et tremblements

Voici un album né de l’esprit - peut-être un peu dérangé - du duo français Zombie Zombie. Étienne Jaumet (saxophoniste de The Married Monk et de Flop), et CosmicNeman (le Neman de Heman Düne) se rencontrent lors d'une rétrospective Dario Argento à la Cinémathèque Française.

Entre le saxophoniste free-jazz et le batteur charismatique, le coup de foudre est immédiat: ils partagent la même passion pour les films d’horreur, la contre-culture et les pionniers des musiques électroniques, de Pierre Henri à Neu! et décident rapidement de combiner leurs savoir-faire au sein d'un projet commun. Zombie Zombie est né, baptisé ainsi en hommage au film de George A. Romero (Zombie étant déjà pris, le duo a simplement doublé le mot).

Bidouilleur et collectionneur de synthétiseurs à ses heures perdues ou gagnées, Étienne Jaumet prend en charge les parties électroniques, laissant à Neman les rythmiques ainsi que les cris et autres effets spéciaux dont leur musique est truffée. À eux deux, ils sillonnent les scènes françaises, belges, suisses et anglaises avant de sortir chez Versatile un premier album, «A Land For Renegades ».
Invitant Romain Turzi, David Ivar (Herman Düne) et Jay (Friction) aux guitares, de même qu'Antoine Gaillet à la coproduction, Zombie Zombie développe des ambiances cinématiques qui ont déjà inspiré quelques jeunes cinéastes (on notera un remake de The Thing par des G.I. Joe en stop motion).

Construit comme le scénario d’un film d’horreur, « A Land For Renegades » plonge nos deux antihéros en milieu hostile où ils seront (dixit le dossier de presse!) poursuivis tour à tour par des loups, des renégats mutants et des esprits enfumés avant de tomber dans les ruines d'une boîte de nuit où ils rencontrent les fantômes d'Iggy Pop et de David Bowie avec une version sous acides de Nightclubbing.

Si le duo ne prend pas de drogues, mais, de son propre aveu, adore jouer pour ceux qui en prennent, sa musique n'en est pas moins psychédélique et ramène à notre bon souvenir les bandes originales de Goblin pour Dario Argento et de John Carpenter pour ses propres films.

Après le générique d'une fin hypothétique (et son morceau caché), je n'ai eu qu'une envie: réécouter cet album pour me faire mon propre film.
Libre à vous d'en faire autant… ou pas !

Catherine Thieron

 

 

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