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Critique

BEAT PYRAMYD

publié le

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A l’heure où rock guitares et rock machines (new rave) jouent des coudes dans leur course effrénée des podiums, un solide challenger qui a fermement décidé de ne pas choisir son camp vient jouer les troubles fêtes. Ces quatre Anglais dont le nom résonne comme une boutade coup de poing à l’encontre des groupes et artistes attrape-nigauds qu’agitent les forces conservatrices de la terre entière dans leurs tentatives de dévoiement des âmes innocentes (?). A moins qu’il ne s’agisse que d’une appellation choc, illustrative d’un gang ambitieux et roublard, parfaitement au fait des méthodes idoines pour coiffer tout son monde sur le poteau! Tant par sa signature sur l’indépendant mammouth Domino (Artic Monkeys, Franz Ferdinand…), que dans sa façon d’instiller en douce sa musique via un défilé Dior (en 2007, par l’intermédiaire du photographe Hedi Slimane) mais plus encore via son étrange immédiateté, The New Puritains ne semble rien laisser au hasard. Son électro-rock, jamais guéri des années 80 mais allergique à la plus petite once de nostalgie, syncopé mais tape-dur, en danseuse sur la corde raide mais flanqué d’hymnes à se dévisser la tête (‘Navigate Colours’), pourrait faire boum auprès du grand public là où leurs quelques alter ego générationnels (Clinic, Q And Not U) surnagent dans l’indifférence. Un groupe qui préfère l’union sacrée guitares/machines aux choix des armes et qui ramène quelques illustres figures de la new wave (Wire, The Fall et inévitablement Joy Division pompé sur ‘Mkk3’) à l’ère des sonneries téléphoniques. Après les charts, et bien aidés par un disque insidieusement truffé de sympathiques mais brefs carambolages soniques, These New Puritans risque bien de s’y attaquer. Vous voilà prévenus!
Yannick Hustache

 

 

 

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