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Critique

Les Sœurs Boulay : "Le poids des confettis"

oids des conffetis

Québec, poésie, chanson française, pop folk, country, duo, soeurs

publié le par Celine Lepinois

Plongeons nous dans « Le poids des confettis », le premier album des Sœurs Boulay originaire de New Richmond en Gaspésie (Québec). Cette douce promesse de mélancolie aussi légère que des confettis voie le jour quelques mois seulement après que nos deux frangines remportent le premier prix du concours Les Francouvertes de Montréal en 2012 (La scène musicale francophone québécoise émergente).

Dans cet écrin façonné de treize pépites, les demoiselles Stéphanie et Mélanie nous emportent dans leur univers pop folk intimiste parfois country, à la fois grisâtre et pastel.

Nos deux fées animées chacune d’un spleen charmant et d’une voix fraiche ouvrent le bal avec le titre « Par le chignon du cou », un morceau doux, tout en harmonie qui démarre avec un a capella accrocheur.
Puis s’ensuit le touchant « Mappemonde », la tendre « Lola en confiture » et le dépité « Ôte-moi mon linge », trois jolies ballades accompagnées principalement d’une guitare et d’un ukulélé. D’autres instruments, plus loin dans le disque, viendront touche par touche bonifier subtilement le tout (Harmonium, grosse caisse, bouteille, violoncelle, mandoline, guitalélé, ...).
Ensuite, avec les chansons « Cul-de-sac » et « Où la vague se mêle à la grand route », le rythme se montre légèrement plus soutenu avec quelques airs de « road trip ».



On poursuit avec l’humoristique et sympathique « T’es pas game » qui se moque gentiment des hommes des villes, étrangers au monde des bois.

Après ces quelques titres plutôt lents, la plage « Des Schooters de fort sur ton bras » vient gentiment nous réveiller et nous booster.


Notre périple approche doucement de sa fin avec la ballade « Sac d’école » et « Chanson de route », deux titres ravissants, plus introspectifs et poignants.
La galette se clôture et s’éteint tout en délicatesse avec la berceuse « Ça mouille les yeux ».


Nos auteures-compositrices et interprètes nous baladent dans des métaphores poétiques et bucoliques qui tournent autour de leurs quotidiens, leur région et leurs expériences. Les textes (dont deux de Stéphane Lafleur du groupe Avec pas d’casque) nostalgiques et à fleur de peau nous parlent avec candeur entre autres d’amour douloureux (« Ton amour est passé de mode »), du besoin d’évasion, du poids de la vie (« Un trou noir au bout d’un appât ») ou de l’homme rêvé.

Un album magique avec des harmonies vocales sublimes et des arrangements minimalistes soignés, réalisés par l’auteur-compositeur et interprète Philippe B.

À découvrir !

 

Céline Lépinois