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Playlist cinéma | L’homme et la forêt

Old Joy - Kelly Reichardt
Sauvage ou hospitalière, amie ou ennemie, la forêt entretient avec l’Homme qui la côtoie, l’admire ou la malmène des rapports très étroits. Voici quelques films qui auscultent ces liens pas toujours tendres, mais souvent intenses.

Apocalypse Now

Francis Ford Coppola, 1979

Adaptation très libre du roman Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, le chef-d’œuvre de Coppola est bien évidemment un film sur la folie de la guerre (celle du Vietnam principalement). La jungle hostile et sauvage est perçue ici comme le catalyseur de la part sombre qui sommeille en chacun de nous.


Tropical Malady

Apichatpong Weerasethakul, 2003

Construit comme une suite de deux moyens métrages distincts, mais intimement liés, Tropical Malady déroute. Si la première moitié du film nous raconte une histoire d’amour, à la fois simple et pudique, la seconde partie se veut plus hypnotique. Le cinéaste nous perd en pleine jungle, présentée comme un lieu de perdition absorbant le « héros » dans ses méandres sauvages et fantomatiques.


Le Jour des corneilles

Jean-Christophe Dessaint, 2012

Adaptée du roman de Jean-François Beauchemin, l’histoire du fils Courge vivant dans la forêt avec son père n’est pas sans rappeler celle de Tarzan. Ce film d’animation aux relents picturaux impressionnistes met en exergue les liens étroits entre l’homme, son environnement naturel et les forces spirituelles qui l’habitent.


Into the Wild

Sean Penn, 2007

Ce voyage initiatique nous fait traverser une autre Amérique, rurale et bucolique. Inspiré d’une histoire vraie, ce récit qui substitue aux sentiers battus les chemins de traverse porte un regard à la fois tendre et cruel sur le devenir de l’homme.


Délivrance

John Boorman, 1972

À travers cette histoire de quatre citadins venus (re) découvrir une région sauvage vouée à disparaître, Boorman confronte l’homme moderne à la nature, sauvage et hostile. Loin de l’image souvent trop sage qu’on lui prête, celle-ci est vue ici comme souveraine, violente.


Old Joy

Kelly Reichardt, 2006

Avec ce second long métrage, Kelly Reichardt filme une méditation d’une grande douceur sur une relation abîmée par les années. Au centre de cette déambulation réflexive, il y a un cadre précis : la forêt. Elle se veut ici un écrin à la fois réconfortant et source de tensions ténues, certes, mais palpables.


Michaël Avenia