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Namur en musiques

publié le par Anne-Sophie De Sutter

Namur - Verdur Rock - photo creative commons Kmeron
De chansons pop romantiques en français à de l'électronique kitsch, en passant par du hip hop et en faisant un détour par Twin Peaks, la scène musicale namuroise en a pour tous les goûts.

Sommaire

André Brasseur

Personnage incontournable de la scène namuroise des années soixante, le claviériste et organiste André Brasseur est né en 1939 à quelques kilomètres de Namur. Il est l’auteur de nombreux tubes dans les sixties tels que « Early birds », dont il a vendu plusieurs millions de vinyles ! (Si cela ne vous dit rien, tapez cela sur youtube et vous direz « Ah oui ! »), « The kid » ou encore « Big fat spiritual ».

Après avoir été un peu oublié par le public, tout en continuant à jouer dans quelques cafés de la ville, il revient sur le devant de la scène grâce au producteur flamand Jan Delvaux. De fil en aiguille, Delvaux et ses amis lui dégotent un nouveau band et il ouvre la scène du marquee au Pukkelpop en 2016 ! Auteur d’une prestation hallucinante devant plus de 6000 personnes, ce concert marque le début d’une seconde carrière pour le toujours jeune André.


Krakin’ Kellys

Avec les Krakin’ Kellys, la paisible Namur prend des airs de Dublin un soir de Saint-Patrick. A partir d’une base punk rock américain, le combo et son chanteur enragé saupoudrent leur musique d’ influences chères à l’Irlande : cornemuses, flûtes et accordéons; ajoutez à cela des lignes bien grasses de basses et en route ! Nous ne sommes clairement pas là pour s’échanger des mots doux, ça transpire la Guiness et la testostérone. Il faut dire qu’avec un slogan tel que « Irish skate punk, beer & bar fight », les Kellys ne nous mentent pas sur la marchandise.

Ils sortiront leur nouvel album Promised land le 31 mars prochain avec une release party à la Maison des jeunes de Champion. 



Tom White Shoes

Baskets blanches aux panards, le bien nommé Tom White Shoes fait partager son univers aux Namurois depuis quelques années. Il vient tout juste de sortir son premier album, baptisé judicieusement L’instant Tom, car écouter Tom, c’est s’accorder un instant, une pause joyeuse et poétique.

Comme son nom ne le laisse pas supposer, TWS chante en français, sa musique est intimiste et solaire, douce et généreuse. En version live, Thomas Juquelier se produit en solo ou en groupe avec des musiciens de jazz (Yann Dumont à la batterie, Mike Delaere à la contrebasse et Olivier Fernandez à l’harmonica chromatique). L’alchimie fonctionne à merveille et étoffe les compositions.

Sous ses airs de gendre idéal, Thomas n’a pas son pareil pour vous mettre la banane.


L'ADEM

Ecrire de la musique sans pour autant avoir suivi un parcours musical habituel : c’est le défi que relève l’Atelier d’Ecriture Musicale, alias « ADEM », fondé en 1999 à l’UCL sous l’impulsion de Pierre Bartholomée. Cet atelier a eu pour cheval de bataille le fait qu’une idée extra-musicale pouvait être le point de départ pour – entre autres – apprendre à composer.

En effet, pendant près de 10 ans, étudiants, chercheurs, musiciens amateurs ou professionnels se sont retrouvés pour des séances collectives de réflexion dans la bonne humeur sur la traduction musicale (l’écriture d’une partition) d’idées ou de concepts qu’ils utilisaient dans un contexte non-artistique. Preuve de la possibilité d’une telle démarche : chaque cycle de l’ADEM s’est terminé par la création publique des pièces musicales des participants.

Depuis plus de 10 ans, PointCulture Namur accueille chaque année les productions de l’Adem à l’occasion de concerts commentés. Parmi nos derniers invités, Amaury Geens et Cécile Broché, sous la direction de Jérôme Monet.


Stigman

Tirant son nom du héros du livre A la merci d’un courant violent du romancier américain Henry Roth , Stigman est le projet de François Borgers. Agrégé en philosophie et guitariste de formation, François débute son projet solo en 2009 après plusieurs expériences dans différentes formations rock et projets électro-acoustiques instrumentaux.

Stigman propose un univers électro-rock intimiste qu’il agrémente de ses influences cinématographiques et littéraires. Ses prestations live sont d’ailleurs très souvent accompagnées de ses propres projections. A l’écoute de sa musique, la première chose qui frappe est la fragilité ainsi que l’élégant mélange entre un côté sombre et une lumière qui n’est pas si loin. Les touches électro habillent et habitent le projet, lui donnent du corps. Auteur d’un EP et de deux albums, il continue son chemin, regardant droit devant.


Mortalcombat

Ça a du bon la province mais parfois on peut avoir l’impression d’être à l’étroit !

Débauché par la capitale depuis quelques années, le Bioulois César Laloux a officié avec les indie-rockers BRNS (vainqueurs du tremplin Verdur Rock 2011) ou encore avec les dandys pop d’Italian Boyfriend. Son dernier projet, c’est avec la Vedrinoise d’origine Sarah Riguelle (membre aussi du petit ami italien) qu’il le développe.

Couple sur scène, comme à la ville, (comme dit l’expression consacrée) Mortalcombat concocte une pop française délicieusement rétro, nappé de synthétiseurs. Leur premier morceau « Beau et décadent », tout juste sorti fin 2017 a tapé dans l’œil de nombreux médias musicaux. Les Elli et Jacno modernes, comme les ont de suite surnommé Les inrocks, ont livré à cette occasion un magnifique clip délicieusement kitsch et romantique.

La suite via un EP dès ce vendredi 16 mars !


Jules

Il a beau avoir toujours une frimousse de jeune premier, ça fait plus de quinze ans que Julien Toussaint, alias Jules, trimbale sa guitare contre vents et marées. Vainqueur haut la main du tremplin Verdur Rock 2010 avec son précédent projet Sinus Georges, Julien décide, en 2012, de continuer l’aventure en solitaire.

Amoureux de la musique et hyper-créatif, Jules est doté d’une voix au timbre particulier, il compose essentiellement en français, ses chansons parlent de tous les sujets, des sentiments, des émotions. Lorsqu’il troque la langue de Molière pour celle de Shakespeare, sa musique se promène vers le blues, le gospel et la soul. Sur scène, Jules a un charisme incroyable, une envie de partager sa joie d’être là, une joie on ne peut plus communicative.


Citadel Lost Kids 

Citadel Lost Kids est un label belge de musique et d’arts visuels principalement établi à Namur et créé à la fin de l'année 2016. On y retrouve le duo Just Tise League comprenant les rappeurs Bigbi et Patee Gee, mais aussi le tandem Hornets Neat composé du producteur Richmond et du rappeur Charly Kid. S’y ajoute Max V. ex-membre du groupe Artiste Inconnu se produisant maintenant en solo, ainsi que Danshizen qui quant à lui est graphiste aux influences « pen & pixel » très actif dans le monde de la musique et de la mode.

Hyperactif, le label est passé sur le devant de la scène pour les non-initiés grâce à la prestation de Charly Kid et Max V. lors du premier tremplin Saint-Louis en 2017. Ils s’y produiront de nouveau cette année (il aura lieu le samedi 28 avril 2018), mais cette fois sur l’affiche officielle. Deux sorties sont également à prévoir pour 2018, la première étant un album du groupe Just Tise League, la seconde étant un EP issu du rapprochement entre Charly Kid et Max V., ce dernier sera lui aussi entièrement produit par Richmond.

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Niitch

Formé en 2015, dans la lignée des groupes progressifs américains des années 2000, Niitch évolue sur la scène rock alternative en proposant des compositions nerveuses et puissantes ponctuées d’un chant haut perché. Matthieu Hendrick (Krakin’ Kellys, Li-lo*, Camping Sauvach) et Jean-Philippe Beaufays se sont entourés d’Olivier Drèze, Stephan Mossiat et Kevin Cools pour former le line-up actuel.

Ils ont sorti leur premier single fin 2015 et ensuite un premier EP en 2016. Le groupe s’est également fait remarquer en autoproduisant un clip hallucinant de la chanson de « Sycamore trees » interprété originellement par Jimmy Scott dans Twin Peaks. Truffé de références à l’univers de la série, ce clip est formidable hommage à David Lynch.

En mai 2017 est sorti le premier album du groupe, intitulé Anarchist spacetime travel.


Verdur Rock

Le festival Verdur Rock a vu le jour en 1985 et est considéré comme étant le plus ancien festival de Wallonie. Organisé par le service jeunesse de la ville de Namur, l’idée était, à l’époque, de donner la possibilité aux groupes namurois de se produire sur scène. Après quelques années d’existence, le Verdur Rock s’est transformé en festival international, attirant de nombreux groupes renommés (les Innocents, The Herbaliser, Pleymo, …). Un concours tremplin a également été mis en place et a rapidement acquis une solide réputation. Parmi les nombreux lauréats figurent notamment les groupes BRNS, Superlux ou encore Camping Sauvach. En 2016, la ville annonce l’arrêt du festival. Mais tel le phénix, le Verdur (sans la mention rock) renaît de ses cendres. Sous la houlette de Michel Degueldre (actif au Belvédère), le festival reviendra le 30 juin prochain avec entre autres Arno, les anciens vainqueurs BRNS et Senamo (La Smala).

Rastaban

Rastaban est un groupe à part dans le paysage musical namurois. Il trace sa route dans le tribal-folk et combine, au gré des envies et influences des membres du groupe, des sonorités celtiques ou nordiques à la musique slave, aux mélodies des Balkans, aux chants médiévaux français ou encore au sons envoûtants de l’Orient.

Rastaban c’est un violon, un bouzouki, tour à tour sauvages et mélancoliques, didgeridoo, guitare et section rythmique, le tout allié à la voix captivante et pleine d’émotion de la chanteuse Marine Libert. Né en 2012, ce projet se produit régulièrement à travers l’Europe lors d'événements importants de la scène folk alternative et pagan folk. Après deux albums sortis (Aurora en 2013 et Arise en 2015), le groupe continue son chemin, devenant une valeur sûre de cette scène alternative.


Mandai distribution

Mandaï Distribution est une ASBL, basée sur les hauteurs de Bouge et créée en 2002 par plusieurs passionnés de musique, partant du constat qu’il était difficile de trouver certains disques sur le marché. Forts d’une bonne expérience dans le monde musical, il se lancèrent dans la distribution discographique physique et la promotion d’artistes venus du monde entier, en assurant leur promotion. Seize ans plus tard, c’est un catalogue de plus d’une centaine de labels pour un total de près de 2500 titres qui sont maintenant disponibles, principalement dans les styles rock, expérimental, jazz et noise. Les labels majeurs sont Skin Graft Records (US), Wallace Records (IT), CuneiformRecords (US), On the Camper (CH), Cheap Satanism Records (B), Head Records (F), Black Basset Records (B).

 

Une playlist de PointCulture Namur, signée Stéphane Martin

photo du bandeau : public du Verdur Rock par Kmeron
(licence Creative Commons)