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Festival Resonances 2017 - Du 28 avril au 1er mai - Une playlist

publié le par Nathalie Ronvaux

Festival-Resonances 2017
En sept concerts, le Festival Resonances se propose d'explorer le thème des frontières. Retour sur une programmation originale. Sélection.

Sommaire

Pour la programmation complète : Festival Resonances

Dusan Bogdanovic - 4 pièces intimes

Ce compositeur, improvisateur et guitariste né en 1955 est d'origine serbe. Dans son œuvre, les frontières des genres sont remises en cause : sa musique vogue bien souvent à la croisée du jazz, de la musique du monde et de la musique classique. A défaut de vous offrir une écoute des 4 pièces intimes, voici un enregistrement des Six miniatures balkaniques pour violon, violoncelle et guitare. 



Erwin Schulhoff - Concertino pour flûte, alto et contrebasse

C'est juste après la première guerre mondiale que Schulhoff (1894 - 1942) oriente son style vers l'avant-gardisme et la synthèse des genres comme le jazz, l'atonalité et les langages issus du folklore. Le Concertino pour flûte/piccolo, alto et contrebasse, écrit en 1925 en quatre jours seulement, relève de cette démarche, même si la place de la musique populaire y est prépondérante. Le premier mouvement présente un motif mélodique répétitif construit sur une gamme pentatonique d'inspiration orientale. Lui succède une danse sauvage dominée par le piccolo, et où s'enchaînent les mesures en 2 et 3 temps. Tandis que l'Andante s'inspire d'un chant des Carpates, le mouvement final est une pièce enlevée où le piccolo mène la danse dans un rythme soutenu.





Frank Martin - Trio à clavier sur des mélodies populaires irlandaises

C'est en Irlande que le voyage se poursuit. Cette composition de 1925 s'inscrit dans un long processus de recherche stylistique qui trouvera son aboutissement dans la première grande création internationalement reconnue de Frank Martin (1890 - 1974) : l'oratorio Le vin herbé. Si le Trio n'est donc pas encore une œuvre de la maturité, il est pourtant le résultat d'un travail excessivement raffiné autour de mélodies folkloriques. Ces dernières sont conservées en grande partie dans leur état originel, mais ornées de subtilités rythmiques et harmoniques qui enrichissent l'idée de base.



Johann Wenzel Kalliwoda - Der Sennin Heimweh,  pour soprano, clarinette et piano

Compositeur tchèque très prolifique, mais aussi chef d'orchestre et violoniste, Kalliwoda (1801 - 1866) a, déjà de son vivant, peiné à se faire connaître, sans doute éclipsé par certains de ses illustres contemporains comme Robert Schumann. Sa musique ne manque pourtant pas d'attrait. Elle marque la transition entre le style classique de la fin du XVIIIème et le romantisme du siècle suivant. 

En avant-première, vous pouvez écouter Der Sennin Heimweh sur l'enregistrement possédé par PointCulture et renseigné ci-dessous. Sinon, la découverte se fera au concert !

En avant-goût, nous vous proposons d'écouter les Variations pour clarinette et orchestre op.128:



Atanas Ourkouzounov - 4 miniatures grecques

Ourkouzounov est un jeune bulgare (1970 - ) qui commence à se faire un nom dans le monde de la guitare, non seulement comme instrumentiste, mais aussi comme compositeur.  Outre ses occupations de pédagogue - il enseigne à Paris, au Conservatoire Maurice Ravel -  et de membre de jurys en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, il est aussi l'interprète de ses propres œuvres. Il joue souvent en duo avec la flûtiste Mie Ogura. 

A défaut de vous faire découvrir les 4 miniatures grecques, nous vous proposons un enregistrement d'un Chant macédonien par le duo pré-cité.

 
 


Karl Ignaz Weigl - Ein Stelldichein, pour soprano et sextuor à cordes

Nous terminons cette sélection par une composition à peu près inconnue, tant au disque qu'au concert. Ein Stelldichein (Un rendez-vous), a été mis en musique par l'autrichien Karl Weigl (1881 - 1949) sur un texte de Richard Dehmel. Le poème appartient au recueil Weib und Welt dans lequel on trouve également Verklärte Nacht qui a inspiré Arnold Schönberg pour son sextuor à cordes.

Il est encore question d'un sextuor à cordes dans le Lied de Weigl, avec voix haute - ténor ou soprano. A l'image du poème, le climat est sombre, introspectif, voire morbide.

Text: Ein Stelldichein

L'interprétation de Sophie Kussmann rend admirablement cette atmosphère. Coup de cœur !





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