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Nuits magiques

musique, Festival, rock, Bruxelles, concerts, hip-hop, Botanique, Nuits

publié le par Igor Karagozian

Nuits bota (2/1)
Du 11 au 24 mai, le Botanique revêtira sa plus belle tenue et sera parcouru d'un frisson culturel et festif pour ce rendez-vous incontournable de la saison culturelle bruxelloise.

Mille et une nuits...

Comme chaque année, les Nuits du Botanique ouvrent la saison des festivals avec une programmation axée sur la découvertes d'artistes belges et internationaux. Pour ceux qui ne se sont jamais rendus au Bota, il faut tout d'abord y venir pour son cadre exceptionnel et l'ambiance qui y règne. Cette 25ème édition propose une série de concerts mêlant habilement têtes d'affiches et musiciens émergents.

Pour vous y retrouver nous vous proposons une sélection de concerts tout à fait subjective mais néanmoins de qualité :


Le 14 mai à la Rotonde: Cocaine Piss

Le quatuor post-punk liégeois mène des sets courts, ultra-puissants, déjantés et dévastateurs au cours desquels la chanteuse Aurélie Poppins passe la moitié du temps à bousculer (littéralement) le public.  [IK]




Le 14 mai au Cirque royal : Tindersticks

Les relations entre le groupe british mené par Stuart Staples et le Botanique ressemblent à celles de deux vieux amis qui habitent à bonne distance l’un de l’autre, mais dont le plaisir des retrouvailles demeure intact à chaque fois. On garde ainsi toujours vivace le souvenir d’une triplette de concerts exclusifs donnés au Botanique selon trois dispositifs scéniques différents à l’aube de ce millénaire…

De même, en parallèle de leur impeccable discographie toute en élégance pop (11 disques en 24 printemps), Tindersticks entretient une longue et fertile complicité avec la cinéaste française Claire Denis dont les Anglais (ou Stuart en mode solo) ont écrit une bonne partie des bandes-originales : Nénette et Boni (1996), Trouble Every Day (2001), 35 rhums (2008), White Material (2010), Les Salauds (2013).

La visite des Anglais aux Nuits 2017 se fera donc en mode illustratif et immersif. Stuart Staples, et sa bande se sont penchés sur le travail de Frank Percy Smith, naturaliste, documentariste et pionnier de nombreuses techniques macrophotographiques au début du siècle dernier. Une distance temporelle que les Tindersticks ont tenté de combler par la grâce d’une bande-son à la fois intuitive et hypnotique qui donne corps aux images d’un film réalisé sur bases des recherches visuelles du cinéaste scientifique.

Le concert en image présenté exclusivement aux amis belges de longue date de Tindersticks, sera suivi d’un concert format « moyen métrage ».  [YH]




Le 15 mai au Grand salon: Témé Tan + Le Motel

Mêlant influences Pop, Hip-hop, Soul et ouest-africaines, Témé Tan joue une musique personnelle, solaire et groovy. Inspirés par ses nombreux voyages (Brésil, Guinée, Japon...) et ses origines congolaises, Tanguy Hasevoets grâce à ses chansons vous fera vous sentir plus léger et vous donnera le sourire.

Le producteur Le Motel qui malgré son jeune age a déjà collaboré avec de nombreux artistes (Yellow Straps, Roméo Elvis...) propose une musique électronique novatrice très influencée par le hip-hop, la jungle et les sonorités africaines.  [IK]




Le 17 mai au Cirque royal: Jacques + BRNS + Robbing Millions

Originaire de Strasbourg,  le bac en poche, Jacques Auberger arrive à Paris au début des années 2010 avec l'objectif de vivre de sa musique.Finalement, le jeune artiste protéiforme organise des soirées branchées,  ouvre des squats d'artistes et  monte un label, Pain Surprises  sur lequel il sort en 2015  un premier EP.

"Tout Est Magnifique" est un condensé de Techno/MicroHouse fait à partir de boucles de "bruits d'objets". Suite à une commande de France Culture,  Il sort le single "Dans La Radio" en 2016 puis en  mars 2017 l'album A Lot Of Jacques, fruit d'une improvisation en direct sur la web-radio New-Yorkaise, The Lot Radio .

Aux frontières de l'underground, de l'art contemporain et de la philosophie, il ouvre avec son complice Alexandre Gain le très sérieux (?) Centre national du vortex, centre de recherche mêlant happening et dadaïsme.

Il est difficile donc de cerner le jeune musicien qui cultive le décalage, aime à provoquer la confusion et à déstabiliser nos esprits cartésiens. Le collectif qu'il a co-fondé bouscule l'ordre établi et se transforme petit à petit en boîte de communication et d'évènementiel. Gageons que Jacques continuera à l'avenir à se réinventer et à nous surprendre avec toujours autant d'audace et de polyvalence.

Les groupes belges BRNS et Robbing Millions viendront compléter cette magnifique triple affiche.  [IK]

 



Le 16 mai à l’Orangerie : Shannon Wright (+ Chantal Acda + Clare Louise)

On l’adore ou on passe rapidement son chemin avec elle. C’est que cette Américaine (ex Crowsdell) est un bloc d’émotion brut(al)e à peine poli, un parangon trop rare d’intégrité musicale « radicale » dont on reçoit tant les brulots noise-rock ramassés que les ballades écorchées pianotées ou acoustiques comme autant de piqures de rappel sur le sens premier du mot intensité. Chez elle, la douceur couve l’orage et la fureur est drapée d’un voile de pudeur exquise.

De retour avec un onzième disque (Division) qui accueille pour la première fois une orchestration à dominante électronique. Claviers, cordes et boite à rythmes, qui loin d’atténuer la flamme qui l’habite, en dévoile davantage une facette plus charnelle !  [YH]






Le 17 mai au Chapiteau : Angel Olsen (+ Riley Walker, Tim Darcy)

En trois disques (un tous les deux ans depuis 2012) à mi-chemin du rock et du folk, l’Américaine Angel Olsen s’est imposée comme l’une des voix les plus attachantes de l’indie pop U.S. Une écriture sincère, souple et introspective qui délaisse peu à peu ses accents chauds/froids ‘90s électrifiés pour se charger d’intonations soul (un proche de Sky Ferreira était au chevet de My Woman). Un parcours somme toute logique pour cet ex choriste de Bonnie « Prince » Billy qui, malgré ses déjà 30 ans a son avenir devant elle…  [YH]





Le 20 mai à l'Orangerie / la Rotonde: Zebra Katz

Le rappeur américain Ojay Mogan (aka Zebra Katz) associé au mouvement "Hip-Hop queer" compose une musique sombre et sexuelle mêlant Bass music, Hip-Hop et minimalisme.  [IK]




Le 21 mai au Chapiteau: Thee Oh Sees + La Jungle + The Glucks

L'ultra prolifique groupe Thee Oh Sees, mené par John Dwyer incarne le renouveau du garage californien et délivre une musique brute, rugueuse et primaire mêlant rock psychédélique, krautrock et ballades (sous) acides.

Composé d'un guitariste et d'un batteur, le duo Belge La Jungle a imposer son style après deux albums et une tournée sans fin. En concert les deux musiciens déploient une énergie quasi-surnaturelle avec sa musique instrumentale  répétitive et primale.

 Formation originaire d'Ostende, The Glucks joue un garage-punk-rockabilly psychédélique et énervé.  [IK]


Igor Karagozian et Yannick Hustache