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Tour des Cafés | Avorter aujourd'hui

le 12/03 de 19h00 à 22h00 - PointCulture Louvain-la-Neuve

Quand je veux si je veux

publié le

Dans le cadre de la 5e édition du Tour des Cafés, Corps écrits, en partenariat avec PointCulture, vous propose un Café Ciné Intime avec la projection du film "Quand je veux si je veux".

Quand je veux si je veux

Dans les années 70, les femmes revendiquaient le droit à disposer de leur corps, de leur sexualité et de leur désir ou non d’être mère, un acte politique fort. Et aujourd’hui ? Le film « Quand je veux, si je veux » donne la parole à des femmes aux quatre coins de la France, racontant leurs expériences intimes et les obstacles qu’elles rencontrent.

Réservation souhaitée

Info et réservation : 010/47.28.61

Sur le film:

En France, une femme sur trois avorte au cours de sa vie. Une dizaine d’entre elles témoignent face caméra dans des jardins publics. Elles n’ont aucun point commun sinon d’avoir vécu l’expérience de l’avortement après le vote de la loi autorisant l’IVG, en France, en 1975, et d’assumer leur choix. Aujourd’hui, chacune à sa façon, elles racontent avec leurs mots et leurs différences cette expérience commune. Ces récits singuliers dessinent les contours d’une réalité intime incarnant ce que disposer de son corps veut dire, ici et maintenant. Dans la lignée de celles qui se sont battues pour l’obtention du droit d’avorter, Lola, Magali, Sigrid...posent des mots pour elles et pour les autres. Une parole indispensable pour continuer à défendre ce droit sans cesse menacé.

Susana Arbizu et Henri Belin coréalisent ensemble depuis 2008, des films documentaires au sein du collectif de réalisateurs indépendants La Chambre Noire. En 2012, à l’occasion de la diffusion de leur film Ne pas s’avouer vaincu, ils rencontrent Mickaël Foucault, Maëlle Maugendre et Nicolas Drouet (du collectif l a c a v a l e) qui viennent de terminer le film A posteriori, portant sur une thématique similaire : l’histoire et la mémoire des réfugiés espagnols en France, suite à la guerre d’Espagne et au franquisme. De cette rencontre naît l’envie de poursuivre ensemble un travail documentaire. Et c’est au cours de l’année 2012, dans le contexte des « Manifs pour tous » et du sursaut des discours rétrogrades et conservateurs, qu’émerge l’idée de faire un film collectif destiné à faire entendre une parole différente sur la question de l’avortement.

« Pour moi, c’était juste une opération. Vous avez l’appendicite, vous vous faites opérer. Vous tombez enceinte et vous n’en voulez pas, vous avortez. Je pense qu’il y a des gens qui seraient affreusement choqués d’entendre ce que je dis. Mais sincèrement, sur le moment, ce n’est pas plus que ça. Bien sûr, je sais qu’il y aurait pu y avoir un enfant. En même temps cet enfant-là, à ce moment-là, sans moi, concrètement, il n’existait pas. Donc non. L’impression qu’un avortement serait forcément une expérience traumatisante existe si on veut que ce soit traumatisant. Si on choisit de dire « c’est votre corps, vous en faites ce que vous voulez », ce n’est pas nécessairement un traumatisme. » — Sophie

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