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Michel Cloup / Michelle Blades / Beautés Soniques

le 23/10 de 20h00 à 23h59 - PointCulture Namur

cloup

publié le

Un concert de Michel Cloup proposé dans le cadre du festival Beautés Soniques 2019 qui a lieu à Namur du 22 au 27 octobre 2019. Un partenariat entre Beautés Soniques et PointCulture.

Michel Cloup, chanteur guitariste, fondateur de Diabologum, un des groupes les plus importants du rock français dans les années 90, initie au début des années 2010 Michel Cloup Duo. Par le truchement de pédales d’effet et d’une solitude orchestrée, il y superpose les lignes harmoniques et mélodiques, les saturations et les arpèges limpides, les riffs entêtés et les explorations indécises. Ses textes sont interprétés par une voix qui oscille entre parler et chanter. Le batteur Julien Ru é (successeur de Patrice Cartier) est ancrage, point cardinal depuis le précédent album «Ici et là-bas» (2016). Ses tambours offrent aux chansons la pulsation sur laquelle Michel Cloup peut poser le canevas poétique de ses histoires, les cieux rougeoyants que sa guitare s’appliquera à lacérer en d’amples – ou parfois plus resserrées – songeries éclair, pluies acides ou nuages filant vers l’horizon.

Née en 1990 au Panama, Michelle Blades, à demi mexicaine par sa mère, a grandi au sein des Blades, une famille pionniers de la salsa en Amérique Centrale. Alors que la musique fut longtemps interdite à la maison par son père, c’est loin des sons cubains, mambos ou même guaguancos, que Michelle, l’adolescente, aura sa première révélation musicale. Année 2005, l’artiste canadienne Feist consacre sa realease party au Trabendo. Derrière son écran, pour la première fois, Michelle découvre une artiste féminine, non-sexuée, toisant la scène et tenant fermement sa guitare entre ses mains… C’est à cet instant qu’elle réalise, « c’est cela que je veux faire ». A 16 ans tout juste, elle quitte alors le cocon – tout sauf doré – des Blades et s’autorise enfin à faire sa musique à elle – ou plutôt pour elle. Durant cette période Michelle est à la fois journaliste pour la chaîne « Focus on south florida », vendeuse de smoothie et se passionne pour le skate. Une passion tout sauf anecdotique puisqu’elle permettra à Michelle de devenir réalisatrice en tournant ses premiers clips de ride. Avec son premier salaire elle s’offre alors un Ukulélé – apprend à en jouer sur le tas – et s’envole pour l’Arizona. La-bas, Michelle la baroudeuse s’entiche de toutes les scènes underground de l’époque : anarcho, queer, trans… C’est donc tout naturellement – en 2010 – qu’elle rejoint la France, et entame une mini tournée – en compagnie du label confidentiel « Camaraderie Limited » – dans toutes les provinces de ce pays où elle n’a pourtant jamais mis les pieds. Trente-cinq dates, en appartement, avec un EP folk bricolé depuis l’Arizona et qui offre à cette songwritteuse sa toute première expérience de scène. Le français ? Elle l’acquiert comme elle a toujours tout conquis dans sa vie, par le travail, les rencontres et la débrouille. Un périple – parfois éprouvant – qui ne l’empêche pas pour autant d’enregistrer son nouveau projet, «Premature Love Songs». Aujourd’hui âgée d’à peine 27 ans, des Etats-Unis à la France, tantôt compositrice, interprète ou réalisatrice («Retiens mon désir» ou «Château perdu» pour Cléa Vincent), en solo ou en groupe, cette âme nomade, semble avoir déjà vécue mille vies. Car Michelle est une patronne, incontestablement.

TICKETS :

- Prévente : 10€

- Sur place : 13€

Où et quand