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Louis de Funès, Un Gendarme à Namur

le 10/09/2020 de 19h30 à 21h00 - PointCulture Namur

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publié le

Il est incontestablement l’un des comiques les plus connus du cinéma français. Louis Germain David de Funès de Galarza alias Louis de Funès a eu un parcours aussi particulier que son style était atypique. Pour l’ouverture de cette saison, PointCulture Namur lui rend hommage. Pierre-Alexandre Moreaux vous fait redécouvrir sa carrière.

Après des débuts dans l’ombre cumulant les petits rôles, c’est avec Ah ! Les Belles Bacchantes et surtout La traversée de Paris que l’artiste accède à la notoriété. Son personnage de râleur impulsif, son franc-parler, ses mimiques particulières et outrancières font de lui un acteur hors norme au jeu inimitable. Des films tels que Le Corniaud, La Grande Vadrouille ou La Folie des Grandeurs de Gérard Oury font désormais partie de l’histoire du cinéma francophone populaire. Retour sur un bonhomme illustre !

Le Crocodile

Les Aventures de Rabbi Jacob, sorti en 1973, est le dernier film dans lequel Gérard Oury dirigea Louis de Funès, marquant ainsi la fin d'une collaboration fructueuse entre les deux hommes, ceux-ci ayant tourné de grands classiques de la comédie française tels que La Grande Vadrouille et La Folie des Grandeurs. Pourtant, après le succès de Rabbi Jacob, le tandem avait pour objectif de faire un nouveau film appelé Le Crocodile...

Un projet ambitieux

Ainsi, dès le mois de mai 1974, De Funès et Oury signent un contrat lançant la production du long-métrage. Tout comme La Folie des Grandeurs, Le Crocodile a pour ambition de proposer un grand divertissement populaire avec des décors fastueux. Les mêmes scénaristes que Rabbi Jacob sont à la barre, écrivant une satire dénonçant les dictatures militaires que l'on pouvait retrouver à l'époque dans certains pays comme le Brésil.

L'assistant sur le film, Bernard Stora, décrit ainsi le projet : « C'était un scénario formidable, à la Tintin, très bien écrit, avant même le travail de polissage, de rajouts de gags de de Funès. De Funès était dictateur, affublé d'une épouse cantatrice volcanique. Il y avait une révolution, de Funès menait un commando déguisé en moutons. On a beaucoup travaillé pour rendre ce déguisement crédible et mélanger les soldats avec des vrais moutons. On avait même mis au point une chaîne de lavage des moutons ! »

Comme toujours dans les productions de Oury et de Funès, on retrouve donc cette volonté d'imprégner le burlesque dans un cadre historique ou politico-social.

Une production maudite

Courant 1975, la production du film avance à grands pas. La casting est bouclé et pour accompagner de Funès, on retrouve dans les rôles secondaires Régine Crespin et Aldo Maccione. Le tournage est alors programmé pour mai en Grèce. Mais en mars, un drame survient. De Funès est victime d'un infarctus et échappe de peu à la mort. Si dans les semaines suivantes, on pense que le comédien pourra tout de même jouer dans le film, il n'en sera cependant rien. De Funès devra abandonner le projet et ne tournera hélas plus jamais avec Gérard Oury.

Quant à ce dernier, il ne désespère pas de pouvoir réaliser son film et ce, même sans de Funès. C'est ainsi que quelques années plus tard, il parvient à relancer la production avec cette fois, dans le rôle titre, le célèbre Peter Sellers. Hélas, le mauvais sort s'acharne sur Le Crocodile. En effet, Peter Sellers meurt peu de temps avant le début du tournage, enterrant de nouveau le projet.

Une nouvelle et ultime tentative pour mener à bien ce film est alors tentée en engageant Coluche pour jouer le rôle principal mais celui-ci mourra à son tour quelques mois plus tard, donnant au Crocodile une image de film maudit

Danièle Thompson, la fille de Gérard Oury qui travailla comme scénariste sur Le Crocodile, déclarera : « Ce film[...] a été une suite de malédictions et de malchances. Il a été plusieurs fois question de relancer le projet, notamment avec Peter Sellers et Coluche. Sellers est mort prématurément, comme Coluche. J'ai dit à mon père : « On ne touche plus à cela ».

Entrée Gratuite.

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