Compte Search Menu

Engagement, profession, passion, burn out…

le 02/04 à 16h00 - en ligne

alexis-brown-omeaHbEFlN4-unsplash-3-scaled.jpg

Cet évènement est terminé !

Trouver d’autres évènements en cours

publié le

Débat en différé sur Facebook

Avec

  • Pierre Malaise, directeur de la Cessoc, formateur en matière de gouvernance des asbl et de relations collectives de travail,
  • Michel Roland, médecin, Fédération des maisons médicale, président de Médecins du Monde Belgique
  • Camille Wernaers,journaliste et auteure de l'article « ’Burn-out militant’ : changer le monde, oui, mais sans s’oublier ! Comment tenir sur la longueur ? » pour AxelleMag

Parce que les associations ne sont pas animées par la quête et la maximisation des profits, on s’attend à ce que les relations de travail y soient différentes que dans les entreprises marchandes. Par exemple, qu’on ne presse pas les travailleuses et travailleurs comme des citrons, qu’ils soient valorisés autrement que financièrement et qu’il n’y ait pas de compétition entre eux. Parce que les associations sont définies par un objet social désintéressé et souvent animées par des valeurs éthiques ou politiques, on s’imagine que ces dernières sont partagées, que la motivation au travail n’est pas que matérielle et que les rapports de pouvoir n’y sont pas problématiques.

Cette image d’Épinal colle aux années septante où l’on créait bénévolement des associations, s'y engageait par militantisme, refusait la subordination aux pouvoirs publics et prônait l’autogestion. Était-ce si évident ? Comment se concilient ou se confrontent engagement, dévouement/ passion, droits et contrat de travail ? Qu’en est-il après quelques décennies d’institutionnalisation et d’insertion de l’associatif dans le salariat, voire le fonctionnariat ? Qu’en est-il aujourd’hui lorsque les modes de financement et d’évaluation quantitative soumettent les associations à la concurrence, à des logiques de rentabilité sociale et à des modalités de management inspirées du monde marchand ? Qu’en est-il à une époque où le chômage ne permet plus de choisir un emploi en fonction de ses valeurs ou finalités et où le militantisme se déploie davantage en dehors des associations et du lieu de travail ? Que dit l’inflation des burn out et du turn over – ces mots associés aux grandes entreprises lucratives – dans l’associatif ? Ces difficultés sont-elles spécifiques à l’associatif où relèvent-elles d’une tendance sociétale à laquelle les associations ne résistent pas ?

(c) Alexis Brown

Où et quand

  • le 02/04 à 16h00 - en ligne

Partenaires