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Le cinéma de Hong Kong, un parcours introductif | BIFFF | Sélection DVD

21/03 > 22/04 du mardi au samedi au PointCulture ULB Ixelles

Le Syndicat du crime hong Kong BIFFF
À l’occasion du BIFFF 2017, et la petite rétrospective du cinéma de Hong Kong que le festival organise, une sélection de DVD est disponible au PointCulture ULB Ixelles jusqu’au 22 avril.

Au côté des écoles de Taiwan, Singapour et de Chine continentale, le cinéma de Hong Kong est l’un des quatre grands pôles de production cinématographique du sous-continent chinois. Mais de par son statut (d’ancienne) colonie anglaise, ce cinéma a bénéficié de moyens et d’une liberté de ton dont on ne recense que peu d’équivalents dans l’Asie toute entière. Au point d’avoir été, des années durant, derrière Hollywood et Bollywood, le troisième producteur mondial de films en termes quantitatifs !

Né dans les années d’après-guerre (la seconde) et tourné dans les deux langues majoritaires de la Chine, le cantonais et le mandarin, ce cinéma a produit son lot de comédies musicales populaires avant de dériver, sous l’impulsion de la Shaw Brothers, vers un cinéma d’action qui redéfinit les normes acrobatiques du cinéma spectaculaire, tout en se réappropriant le double héritage des films de sabre et d’arts martiaux, et en puisant ses thèmes dans le vaste vivier de la mythologie et des légendes chinoises. On constate aussi dès les années 1960, la forte montée en puissance de personnages féminins au cœur de l’action et l’apparition d’un cinéma qui s’empare de préoccupations sociales.

Après avoir dominé les marchés d’orient le cinéma connait depuis la fin des années 90 un ressac créatif et financier qui lui a fait perdre sa position dominante.

Et si le retour au bercail chinois de 1997 n’a pas été suivi d’une reprise en mains idéologiques, le cinéma de Hong Kong jouit depuis des décennies d’une excellente réputation internationale tant de la part des fans de cinéma de genre (et pas que d’arts martiaux) que dans le chef de tous ceux qui ont un jour succombé devant la beauté mirifique des plans de WongKar-Wai ou de la maestria virevoltante des combats chorégraphiés par Tsui Hark ou encore John-Woo ! Trois exemples parfaits « d’immigrés artistiques » auxquels Hong Kong a servi de refuge, de tremplin autant de laboratoire pour un cinéma dont les codes narratifs et de mise en scène ont été copiés et recopiés sur les plateaux de tournage du monde entier (demandez à Tarantino ou aux sœurs Wachowski pour voir !).

A voir, revoir ou simplement découvrir !

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